minoterie dit le moulin de Rosières, actuellement habitations et gîtes

Résumé

Sans disposer de document d'archives, on peut relever que le bâtiment apparaît déjà sur la carte de Cassini au 18e s.. Le moulin a été en activité jusqu'à la seconde moitié du 20e s en ayant changé au moins une fois de famille propriétaire. Au 20e s. sur la fin de l'activité, les deux derniers meuniers, MM. Champetier père et fils (Jean-Claude), produisaient de la farine pour nourrir les porcs qu'ils élevaient à l'autre bout de la ville. Ils les vendaient l'hiver aux particuliers selon la deman...

Description

Descriptif physique

La minoterie fonctionnait grâce à la force hydraulique. Pour cela, un canal avait été construit depuis le quartier du Pont (ancien pont reliant Joyeuse et Rosière, avant 1958). Ce canal était délimité par des murets en pierre. Il devait toutefois être refait à son entrée et restauré par endroits tous les ans. Le bâtiment du moulin servait pour l'activité meunière. Le logement était localisé dans le bâtiment attenant plus modeste pour les deux familles de meunier.

Repères historiques

Période de création
Non précisé
Période de référence
XVIIIᵉ siècle

Sans disposer de document d'archives, on peut relever que le bâtiment apparaît déjà sur la carte de Cassini au 18e s.. Le moulin a été en activité jusqu'à la seconde moitié du 20e s en ayant changé au moins une fois de famille propriétaire. Au 20e s. sur la fin de l'activité, les deux derniers meuniers, MM. Champetier père et fils (Jean-Claude), produisaient de la farine pour nourrir les porcs qu'ils élevaient à l'autre bout de la ville. Ils les vendaient l'hiver aux particuliers selon la demande, tout comme la farine qu'ils pouvaient produire si des demandes leur avaient été exprimées. Ils allaient jusque Marseille en camion pour vendre leurs marchandises et s'approvisionner. De cette manière, ils travaillaient majoritairement seuls. De plus, le petit bâtiment attenant était la maison du meunier et sa famille. Aujourd'hui, des appartements-gîtes ont été aménagés à l'étage, notamment pour servir de lieu de réunion familiale.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Rosières
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, PNR

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

brasserie dite brasserie André, puis menuiserie, actuellement habitations

Résumé

La brasserie André aurait pu avoir débuté son activité à Joyeuse sans que l'on ne connaisse la localisation du site de production. Sur le site de Rosières des bâtiments apparaissent sur le cadastre napoléonien, mais ce ne sont pas les bâtiments industriels que l'on voit sur le cadastre rénové. Ce site a d'abord accueilli la brasserie Brasserie jusqu'à sa faillite au début du 20e s., sans qu'on connaisse la date de cessation d'activité. La brasserie a notamment effectué le capsulage de sa produc...

Description

Descriptif physique

Nous ne disposons pas de photographie ou description fonctionnelle du bâtiment d'origine. Le cadastre napoléonien montre la présence de deux petits bâtiments de plan rectangulaire régulier. Sur le cadastre rénové, ils ont été remplacés par un imposant bâtiment de plan irrégulier avec des parties ayant un plus grand nombre d'étages. Une cheminée cylindrique était alors présente au Sud-Ouest de celui-ci. De plus, les cadastres montrent qu'un canal passait en contrebas du site sans qu'il n'y soit relié (la zone était maraîchère). Ce canal n'existe plus. Le site permettait de loger plusieurs générations de la famille des propriétaires.

Repères historiques

Période de création
Non précisé
Période de référence
XIXᵉ siècle

La brasserie André aurait pu avoir débuté son activité à Joyeuse sans que l'on ne connaisse la localisation du site de production. Sur le site de Rosières des bâtiments apparaissent sur le cadastre napoléonien, mais ce ne sont pas les bâtiments industriels que l'on voit sur le cadastre rénové. Ce site a d'abord accueilli la brasserie Brasserie jusqu'à sa faillite au début du 20e s., sans qu'on connaisse la date de cessation d'activité. La brasserie a notamment effectué le capsulage de sa production, car des capsules avaient été retrouvées sur le site. Plusieurs générations de la famille André logeaient sur place. Ensuite, le site a été racheté et un menuisier, Eric Durand, s'y est établi en tant que locataire. Il déplace ensuite son activité dans un local intercommunal plus ambitieux à Rosières puis à échelle artisanale à Lablachère. Le site a changé de propriétaire depuis et a été transformé en logements vers 2010. Le propriétaire aurait eu pour projet de faire des logements et peut-être des gîtes.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Rosières
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, PNR

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

source dite source de l'Œuf

Résumé

Entre 1875 et 1878, d'après Albin Mazon, une cabane ayant pour revêtement de l'argile et des lauzes en toiture abritait la Source de l'Œuf. La source n'est connue que depuis 1866 grâce à un écrit de l'Abbé Mollier, curé à Montréal. C'est suite à cette découverte qu'une demande d'analyse de l'eau est faite. Mais, cette analyse n'est effectuée qu'en 1874 et le permis d'exploitation décerné que le 21 septembre 1876. Avant cette date, des travaux de captation pour réduire les six sources à deux ont ...

Description

Descriptif physique

Selon Albin Mazon, la source se trouve à 1,5 km de la Drobie, et qui est plus proche du ruisseau de Pourcharesse. Toujours selon cet auteur, deux ouvertures sont présentes à 20 mètres d'écart sur le site. La plus importante est la source de Barégine, située à 4 mètres au-dessus du ruisseau. La seconde est un peu plus éloignée, 10 ou 12 mètres, et est appelée Source de la Justice. Ces deux sources sont dues aux travaux de captation effectués avant la demande d'exploitation. La source de la Barégine forme un dépôt blanc-grisâtre, spongieux, glaireux jusqu'au ruisseau en contrebas. La température des de 14-15 degrés selon le docteur Francus. Il n'y a pas eu d'installation pour l'embouteillage localement.

Repères historiques

Période de création
Non précisé
Période de référence
Avant notre ère

Entre 1875 et 1878, d'après Albin Mazon, une cabane ayant pour revêtement de l'argile et des lauzes en toiture abritait la Source de l'Œuf. La source n'est connue que depuis 1866 grâce à un écrit de l'Abbé Mollier, curé à Montréal. C'est suite à cette découverte qu'une demande d'analyse de l'eau est faite. Mais, cette analyse n'est effectuée qu'en 1874 et le permis d'exploitation décerné que le 21 septembre 1876. Avant cette date, des travaux de captation pour réduire les six sources à deux ont été réalisés selon l'auteur. Ce site était alors propriété de M. Jaussen, propriétaire à Montréal selon ce même auteur. La période d'exploitation reste inconnue. L'embouteillage ne se faisait pas sur place. Les gens et l'entreprise d'exploitation venaient à pied à la source pour remplir leur bouteilles puis repartir. L'expédition était proposée à l'expédition sur une base de 18 F pour 12 L ou 23 L pour 25 F. Elle était prônée pour ses vertus médicinales contre la diarrhée et la dysenterie. Elle était connue jusqu'à Paris.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : En ruine

Localisation

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Commune : Saint-Mélany
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

tuilerie, briqueterie, actuellement en friche

Résumé

Le site a abrité une tuilerie-briquetterie et cela au moins dès le 18e s. avec la présence du site sur la carte de Cassini. Il semble qu'il ne possédait qu'un seul four pour répondre aux demandes locales plutôt que du faire du stock. La matière première était directement prise sur place, comme cela était le cas pour les tuileries et fours à chaux de la région. La cuisson était parfois ratée si bien que l'on retrouve beaucoup de tuiles agglomérées dans les murs. On peut interroger l'échelle des e...

Description

Descriptif physique

Sur le site en friche envahi par la végétation (arbres et ronces), on distingue encore les parois d'un four en pierre et 8 piliers en briques de différentes hauteurs. Ceux-ci ont été construits avec des matériaux locaux : pierres et briques. Briques et tuiles pouvaient être fabriquées facilement avec de la terre glaise extraite à proximité du site. L'emprise au sol ci-dessous est celle du four.

Repères historiques

Période de création
Non précisé
Période de référence
XVIIIᵉ siècle

Le site a abrité une tuilerie-briquetterie et cela au moins dès le 18e s. avec la présence du site sur la carte de Cassini. Il semble qu'il ne possédait qu'un seul four pour répondre aux demandes locales plutôt que du faire du stock. La matière première était directement prise sur place, comme cela était le cas pour les tuileries et fours à chaux de la région. La cuisson était parfois ratée si bien que l'on retrouve beaucoup de tuiles agglomérées dans les murs. On peut interroger l'échelle des exploitations : selon certains témoignages, les tuileries et fours à chaux étaient des exploitations artisanales utilisées par les paysans après que la moisson ait été effectuée. Sur le cadastre de 1939, le site est représenté en tant que ruines. Aujourd'hui le site est toujours en friche et laissé à la végétation.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Commentaire reconversion :
Il semblerait qu'une demande d'aide pour consolider le site a été refusée (organisme inconnu).

État de conservation : En ruine

Localisation

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Commune : Rosières
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, PNR

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

usine de moellons dit entreprise Bellidenty puis Maison Portal, Savemi,actuellement dépôt de matériel de BTP dits dépôt Latourre et cimenterie Lafarge

Résumé

Daniel et Jeanne Bellidenty ont créé une usine de moellons en 1967. Le site faisait travailler jusqu'à 4-5 personnes et les moellons étaient vendus en Ardèche et dans le Gard. En 1980, ils ont déplacé leur activité (44.44383 ; 4.215471). Le premier site a été revendu à l'entreprise Maison Portal des Vans (1 an, 1 an et demi sur le site) en 1981 pour une activité inconnue, puis un entrepreneur de Bessèges (2 à 3 ans sur le site) pour une activité inconnue et enfin Latourre qui a transformé le sit...

Description

Descriptif physique

Le premier site a vu la naissance de l'activité de fabrication des moellons à Lablachère, avant que celle-ci ne soit déplacée sur un second site. Du premier site, il ne reste plus de trace (bâtiments détruits ?) de l'activité car celui-ci a été réaménagé pour devenir un lieu de dépôt de gros matériel de chantier (grues...). Le second site (44.44383 ; 4.215471) fonctionne aujourd'hui avec des silos métalliques permettant de stocker la matière première. Un grand bâtiment en L est présent au sud du site. Attenant à ce bâtiment un petit bâtiment semble servir de logement.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine (1789 → aujourd’hui)
Période de référence
XXᵉ siècle

Siècle : 25

Daniel et Jeanne Bellidenty ont créé une usine de moellons en 1967. Le site faisait travailler jusqu'à 4-5 personnes et les moellons étaient vendus en Ardèche et dans le Gard. En 1980, ils ont déplacé leur activité (44.44383 ; 4.215471). Le premier site a été revendu à l'entreprise Maison Portal des Vans (1 an, 1 an et demi sur le site) en 1981 pour une activité inconnue, puis un entrepreneur de Bessèges (2 à 3 ans sur le site) pour une activité inconnue et enfin Latourre qui a transformé le site en dépôt de matériel pour les chantiers BTP. Latourre a cessé son activité il y a 1 ou 2 ans. Le site est aujourd'hui en friche. Le second site fonctionnait à l'aide d'un groupe électrogène installé par monsieur Bellidenty. La matière première rocheuse venait à l'origine de l'entreprise Durieu de Lanas. Il dépose le bilan en 1985. Il a été revendu à l'entreprise Savemi qui a changé l'activité du site pour une activité inconnue mais dépose le bilan et revend le site au groupe Lafarge. Selon les sources orales dont nous disposons, Lafarge y a installé une cimenterie. Elle est encore en fonction.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

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Commune : Lablachère
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, PNR

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

usine électrique actuellement habitation

Résumé

Aucun bâtiment n'existe à cet endroit sur le cadastre napoléonien. Selon les différentes sources orales, l'usine a fonctionné avant la Première guerre mondiale ou à partir de 1932-1933 et cela jusqu'en 1958, soit la reprise des réseaux d'électricité par EDF. Cela a fait du quartier de la Roche le premier quartier de la commune à posséder l'électricité. L'usine alimentait peut-être aussi Flacouze et Beaumont (chef-lieu), étant donné que la demande était peu élevée. Le site fonctionnait par la fo...

Description

Descriptif physique

Les bâtiments sont en brique et pierre (taillée autour des fenêtres) et couverts de tuiles. Le bâtiment de l'usine est de forme rectangulaire régulier : il est construit au dessus du ruisseau qui se jette dans la Beaume. La turbine était au sous-sol. Dans la maison d'habitation, une source d'eau est présente au sous-sol.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine (1789 → aujourd’hui)
Période de référence
XXIᵉ siècle

Siècle : 21

Aucun bâtiment n'existe à cet endroit sur le cadastre napoléonien. Selon les différentes sources orales, l'usine a fonctionné avant la Première guerre mondiale ou à partir de 1932-1933 et cela jusqu'en 1958, soit la reprise des réseaux d'électricité par EDF. Cela a fait du quartier de la Roche le premier quartier de la commune à posséder l'électricité. L'usine alimentait peut-être aussi Flacouze et Beaumont (chef-lieu), étant donné que la demande était peu élevée. Le site fonctionnait par la force hydraulique, grâce au ruisseau canalisé qui alimentait une roue à aubes reliée à une turbine. L'électricité fournissait une puissance de 110W qui était transmise aux habitations par des poteaux électriques avec des tasses en verre et du plomb pour tenir le fil de cuivre. Si la production se retrouvait en défaut, une sirène se déclenchait. La maison d'habitation se trouve de l'autre côté de la rivière, sur la commune de Rocles (44.542408 ; 4.190961). Elle permettait de loger les 2-3 personnes nécessaires pour faire fonctionner l'usine. Dans sa cave, se trouve la source dite Clovis, mais elle n'a pas été exploitée de manière industrielle. Depuis, le site est toujours propriété de la même famille, les Theraube : c'est une habitation. La maison d'habitation est actuellement en rénovation.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Beaumont
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, eaux.minerales.oubliees.over-blog.com, Association Vie et Tourisme, PNR

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

moulinage dit fabrique d'Auzon, puis Vieille fabrique, actuellement détruite

Résumé

Au tout début du 19e siècle Théraube construit la fabrique. En 1815, A. Blachère achète la fabrique, puis en 1848, il la cède à Guilhaumon. Les ateliers sont affermés à Vital-Barthélémy Forestier en 1856. La fabrique est petite (240 broches de banque, 120 de doublage). En 1882 elle fonctionne toujours, elle appartient à P. Dubois. Il emploie 13 hommes (dont 3 garçons de moins de 13 ans, et 8 de moins de 16), 22 filles (dont 4 filles de moins de 13 ans, 6 de moins de 16 et 10 de moins de 21 ans)....

Description

Descriptif physique

Sur le cadastre napoléonien, on voit une fabrique de forme rectangulaire parallèle à l'Auzon. Le ruisseau a ainsi pu servir de source d'énergie. Cette fabrique est en ruine sur le cadastre rénové et a disparu aujourd'hui.

Repères historiques

Période de création
Moyen Âge (476 → 1492)
Période de référence
XVᵉ siècle

Siècle : 15

Au tout début du 19e siècle Théraube construit la fabrique. En 1815, A. Blachère achète la fabrique, puis en 1848, il la cède à Guilhaumon. Les ateliers sont affermés à Vital-Barthélémy Forestier en 1856. La fabrique est petite (240 broches de banque, 120 de doublage). En 1882 elle fonctionne toujours, elle appartient à P. Dubois. Il emploie 13 hommes (dont 3 garçons de moins de 13 ans, et 8 de moins de 16), 22 filles (dont 4 filles de moins de 13 ans, 6 de moins de 16 et 10 de moins de 21 ans). De mémoire, pour Colette et Louis Vessaud, cette usine n'a pas fonctionné depuis les années 1930. Cela correspond avec les illustrations existantes : un bâtiment est visible sur la vue aérienne de 1950-1965, un bâtiment en ruine est indiqué sur le cadastre de 1960. Aujourd'hui on ne voit plus de traces dans la végétation.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : En ruine

Localisation

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Commune : Joyeuse
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné ; Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

moulinage et filature dit fabrique des Fumades, puis Vernède et actuellement résidence les Vernèdes

Résumé

Vers 1826, Pellier construit la fabrique (moulinage). Vernède la reprend et y ajoute une importante filature (49 bassines en 1860). Le moulinage fonctionne encore en 1882, avec Henri Vernède. Il emploie 10 hommes (dont 6 garçons), 34 femmes (dont 8 filles de moins de 16 ans et 20 de moins de 21). Le site cesse son activité vers 1935 et est vendu par Vernède à un acheteur inconnu. Plus tard, pendant sa période de friche, le site a notamment abrité un champ et une salle d'exercice de tir sans que...

Description

Descriptif physique

Le site est composé de deux bâtiments, situés de part et d'autre de la rue. Le bâtiment le plus à l'ouest suit un plan en L selon le cadastre rénové. On y distingue cinq corps de bâti : quatre qui se succèdent dans le prolongement de la rue et un perpendiculaire, à la rue et au ruisseau de Nouzarède. On peut décrire ces bâtiments grâce à une carte postale ancienne. Le bâtiment le plus au Sud est de petite taille, il possède un rez-de-chaussé et un étage. Il est ouvert par une travée unique à l'est et à l'ouest et deux travées au sud. La façade Sud accueille également un balcon. Il semble être un logement. Le bâtiment central, toujours parallèle à la rue, s'élève sur un rez-de-chaussée dont on ne voit pas les ouvertures et deux étages comptant six travées de fenêtres. Le troisième bâtiment accueille la filature : on voit surtout ses quatre grandes baies sur un étage en vaisseau côté Ouest et la cheminée qui lui accolée. Un quatrième bâtiment est visible sur le cadastre mais pas sur la carte postale : il est de petite taille. Le cinquième bâtiment est accolé au troisième, de façon perpendiculaire. Il est difficile de décrire précisément ses étages ou ses ouvertures car on ne le voit pas entièrement. Actuellement, un agrandissement a été effectué dans la cour et au Nord, en parallèle du bâtiment 5, détruisant ainsi le bâtiment 4. Ils ont un toit métallique, comme le bâtiment 5. Au nord, il semble que l'extension serve de garage. Les façades des bâtiments 1 et 2 sont recouvertes d'un crépi non entretenu qui laisse en parti voir des pierres. Les bâtiments 3 et 5 ne sont pas enduits.Le bâtiment de la filature a subi un remaniement important, il semblerait pour laisser le passage d'un véhicule. Un second bâtiment se situe plus à l'Est. Sur le cadastre rénové, son plan forme un U. Une carte postale ancienne et la photographie de l'EAL nous indiquent qu'il s’élevait sur deux niveaux au dessus du rez-de-chaussée. Au Sud, la façade du rez-de-chaussée était ouvert de grandes arcades en pierre qui soutiennent une terrasse desservant l'étage supérieur. Les deux étages étaient ouverts de dix-sept travées de petites fenêtres. Le bâtiment était crépi et recouvert de tuiles. Son toit comptait sept cheminées de petite taille. Aujourd'hui, le cadastre actuel nous permet de voir que l'aile la plus à l'Est a été détruite, le plan du bâtiment est maintenant en L. Au Nord, se situe un parking. La façade Nord accueille aussi des cages d'escalier en béton et des couloirs pour desservir les différents étages. La façade Sud donne maintenant sur un jardin de copropriété. Les arches en pierre du rez-de-chaussée sont toujours visibles. Les deux étages accueillent des balcons et des frontispices triangulaires, soutenus par des poteaux métalliques.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine (1789 → aujourd’hui)
Période de référence
XVIᵉ siècle

Siècle : 16

Vers 1826, Pellier construit la fabrique (moulinage). Vernède la reprend et y ajoute une importante filature (49 bassines en 1860). Le moulinage fonctionne encore en 1882, avec Henri Vernède. Il emploie 10 hommes (dont 6 garçons), 34 femmes (dont 8 filles de moins de 16 ans et 20 de moins de 21). Le site cesse son activité vers 1935 et est vendu par Vernède à un acheteur inconnu. Plus tard, pendant sa période de friche, le site a notamment abrité un champ et une salle d'exercice de tir sans que l'on sache si cela était officieux ou officiel. Le tir s'y pratiquait de manière avérée entre 1983 et 1985. En 1985-1986, le site est reconverti en logements permanents et secondaires, dit résidence Les Vernèdes.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Joyeuse
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné ; Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, EAL, PNR, col. Jacqueline Dumas ; auzas.eu

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

filature et moulinage dit fabrique de la Grand Font puis Forestier, puis tissage dit maison des Arméniens, puis épicerie maison Armand, ensuite épicerie, atelier, entrepôt et logements, actuellement logements, restaurant, salles de spectacle et réunion et

Résumé

Vers 1824, A. Ruelle construit la fabrique. Elle est reprise d'abord par les Forestier du Crouzet (d'où le nom de Maison Forestier). Plusieurs litiges concernent l'approvisionnement en eau par rapport à la fabrique des Fumades. En 1882, le moulinage fonctionne mais pas la filature. Il emploie 35 femmes (dont 6 filles de moins de 16 ans, 22 de moins de 21) et 10 hommes (dont quatre garçons). Pendant la Première guerre mondiale l'usine est à l'arrêt. Son activité reprend au début des années 1920...

Description

Descriptif physique

La fabrique n'est pas visible sur le cadastre napoléonien. Sur le cadastre rénové on distingue un imposant bâtiment en L occupant le Nord-Est du site et un petit bâtiment en L à l'angle Sud-Ouest du site. Le bâtiment au Nord-Est est le moulinage. Son extrémité Ouest sert de local énergétique, de dortoirs pour les ouvrières et de réfectoire. Son élévation à travées est perturbée par un passage pour les véhicules à l'Est. Perpendiculaire au moulinage, à l'Est, se trouve la filature : reconnaissable à ses larges ouvertures (11 ?) et à la cheminée qui lui est accolée. Ces deux corps de bâtiment comptent un vaisseau au rez-de-chaussée et un étage (et un comble). Le bâtiment est construit en moellons recouverts par un crépi (selon les époques ?). Le toit est couvert de tuiles. Au sud de l'aile Est peut se trouver la maison de maître, élevée sur un rez-de-chaussée, deux étages et un comble. La façade sud est ouverte de six travées de fenêtres (œils-de-bœuf pour les combles). Son rez-de-chaussée est fermé par des barreaux : il a pu être utilisé pour le moulinage. Le plus petit bâtiment situé au Sud-Ouest du site suit également un plan en L. Il s'élève sur un étage au-dessus du rez-de-chaussée : il semble que ce soit la maison du concierge. Entre ces deux bâtiments se trouvait un parc arboré, notamment avec un tilleul. Le site a subi de nombreux remaniements, dus à ses multiples fonctions. Les parties les plus remaniés sont la maison du concierge a été remaniée et agrandie vers le parc, pour les besoins du restaurant qui l'occupe et la partie Ouest du bâtiment au Nord (logements). L'autre côté et l'aile située à l'Est sont moins modifié, ainsi que la maison de maître.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine (1789 → aujourd’hui)
Période de référence
XVᵉ siècle

Siècle : 15

Vers 1824, A. Ruelle construit la fabrique. Elle est reprise d'abord par les Forestier du Crouzet (d'où le nom de Maison Forestier). Plusieurs litiges concernent l'approvisionnement en eau par rapport à la fabrique des Fumades. En 1882, le moulinage fonctionne mais pas la filature. Il emploie 35 femmes (dont 6 filles de moins de 16 ans, 22 de moins de 21) et 10 hommes (dont quatre garçons). Pendant la Première guerre mondiale l'usine est à l'arrêt. Son activité reprend au début des années 1920 avec le refus affiché des patrons d'appliquer le droit à la journée de 9h votée en 1919. Selon l'association Créarches, on fabriquait alors des tapis d'Orient dans l'usine. Le site est nommé Maison des Arméniens. L'usine est alors tenue par le soyeux Bared Beylerian, réfugié et entrepreneur arménien associé à partir de février 1927 avec des soyeux lyonnais et stéphanois : messieurs Marion, Girard, May et Reymondon de la Société Lyonnaise de Soie Artificielle. L'entreprise a alors un capital de 1 300 000 francs divisé en 1 300 actions de 1 000 francs. Par ailleurs, Bared Beylerian envoie son frère, Panak, recruter des ouvriers arméniens réfugiés dans les bidonvilles d'Athènes, principalement des femmes. Panak Beylerian est ensuite embauché par le soyeux Maurice Cusin de l'usine de Décines (département du Rhône) pour faire venir des Arméniens pour le travail de la soie sur Lyon. A Joyeuse, l'usine fonctionne à priori jusque vers 1945-1950 puis est abandonnée. Les machines sont retirées dans les années 1990 d'après les locaux. Parallèlement, en 1930, la famille Armand (et notamment 3 des 9 frères et soeurs : Paul, Jules et Jean marié à Berthe) achètent la maison du concierge où ils ouvrent une épicerie (logements à l'étage) et une partie du moulinage où Paul installe son atelier. Par ailleurs, la magnanerie Benoît était installée au-dessus du moulinage jusque dans les années 1950 sans que l'on connaisse le début de cette activité sur le site. Le réfectoire des ouvrières sert un temps d'entrepôt pour des commerces. En 1989, l'atelier de Paul Armand devient une salle de cinéma puis une salle de spectacle communale. L'entrepôt devient une salle de réunion communale. Dans les années 1990, une partie du site est reconvertie en logements, résidence Les Jardins de la Beaume. L'épicerie est maintenant un restaurant dit Grain de Malice. La maison de maître est propriété de la mairie. Elle est aujourd'hui en friche et intéresse l'association Créarches dans le cadre d'un projet de valorisation culturelle.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Commentaire reconversion :
Projet de restauration de la maison de maître pour en faire un maison de la culture par l'association Créarches. Une soirée le 7 juillet 2018 a permis de présenter le projet (présence du vice-consul de Chine).

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Joyeuse
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, EAL, PNR, col. Jacqueline Dumas

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

filature dite de Lablachère, aujourd'hui habitation

Résumé

Les bâtiments ont été construits entre 1809 et 1820, car sur le cadastre napoléonien ils n'apparaissent pas et en 1820 un mariage était célébré sur le site (indiqué au dos de la photographie présente en annexe). L'association des familles Roumanet et Arnal permettait à la filature de fonctionner, puis au milieu du 20e s. la famille Roumanet a racheté ses parts à la famille Arnal. La filature fonctionnait au charbon. Les bassins pour ébouillanter les cocons étaient en fonte et mesuraient 1,20-1,3...

Description

Descriptif physique

Le site comporte deux bâtiments : la filature et un bâtiment annexe situé à 5 mètres à l'ouest de celui-ci. La filature dispose encore d'un revêtement sur des murs en pierre et brique (tour de fenêtres essentiellement). Elle dispose d'un escalier extérieur, à l'arrière du bâtiment, qui tourne en équerre et que l'on aperçoit sur la photo de 1820 en arrière-plan. Le bâtiment comporte 3 étages. Le rez-de-chaussée comportait une chaudière à charbon, dont la cheminée se trouve encore, bien que réduite, sur la façade ouest. Elle permettait de faire maintenir la salle à température constante. À l'étage se trouvait les ateliers de filage. Au-dessus, des combles étaient ouvertes par des œils-de-bœuf. Maintenant, le rez-de-chaussé sert d'atelier et de garage, l'étage de salle de jeux pour les petits-enfants du propriétaire. Notons, que le bâtiment a été raccourci par Gérard Bordier, car il allait jusqu'au ruisseau et ne permettait pas d'accès par le nouveau chemin d'accès. Le bâtiment annexe est aujourd'hui en pierres apparentes. À l'étage, dans une pièce de 50 mètres carrés, dormaient les ouvrières. Au rez-de-chaussée, on trouvait un bureau et le réfectoire. Aujourd'hui, ce bâtiment est la maison d'habitation du propriétaire. Selon Gérard Bordier, le bâtiment avait été le sujet d'un reportage sur FR3, diffusé un samedi après-midi, il y a 15 ans. Des personnes ayant connu l'activité du lieu étaient alors interrogées.

Repères historiques

Période de création
Moyen Âge (476 → 1492)
Période de référence
XIVᵉ siècle

Siècle : 14

Les bâtiments ont été construits entre 1809 et 1820, car sur le cadastre napoléonien ils n'apparaissent pas et en 1820 un mariage était célébré sur le site (indiqué au dos de la photographie présente en annexe). L'association des familles Roumanet et Arnal permettait à la filature de fonctionner, puis au milieu du 20e s. la famille Roumanet a racheté ses parts à la famille Arnal. La filature fonctionnait au charbon. Les bassins pour ébouillanter les cocons étaient en fonte et mesuraient 1,20-1,30 mètre. On ne travaillait que des cocons venant de la région, ce pourquoi l'activité ne fonctionnait que 3-4 mois par an. L'usine employait de manière saisonnière une quarantaine d'ouvrières italiennes. Elles étaient logées à l'étage du bâtiment annexe dans un dortoir. Elle a fonctionné jusqu'au début des années 1960. Elle a ensuite été laissée en friches plusieurs décennies, avant être rachetée par Gérard Bordier dans les années 2000. Il rénové le bâtiment de logement et services en maison d'habitation et se sert de la filature comme garage, atelier et salle de jeux.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Lablachère
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, PNR, Gérard Bordier

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche