Le moyen-bassin de l'Eyrieux - Saint-Sauveur-de-Montagut et Les-Ollières

Photos

Résumé

La moyenne vallée de l’Eyrieux avec ses affluents principaux, Glueyre et Auzène est très riche en implantations industrielles du XIX et XXème siècle. D’abord autour des industries liées à la soie : filatures et moulinages principalement, mais aussi tissage et bonneterie. Ensuite d’autres industries connexes ou non se sont implantées : industrie mécanique avec la fabrication de moulins, extraction du tanin.

Description

Descriptif physique

Les dernières usines issues du passé ont fermé au début des années 2010 dans les deux communes. Peu de bâtiments ont été détruits et les deux bourgs ont conservé chacun une grande cheminée. La réutilisation, reconversion des bâtiments a réellement commencé au début des années 1970. Avec des usages très diversifiés : bâtiments communaux, appartements locatifs, centre de santé, commerces, école de musique, bureaux et aussi nouvelles industries comme au Moulinon avec la fabrique de sorbets et glaces de haut de gamme Terre Adélice. Aujourd’hui, un seul grand bâtiment reste en friche l’ancienne usine Bourgeas (moulinage et industrie mécanique).

Repères historiques

Période de création
Non précisé
Période de référence
XXᵉ siècle

Siècle : XIXe et XXe siècle

Ces implantations situées toutes ou presque le long des rivières pour tirer profit de l’énergie fournie par les chutes d’eau, sont très dispersées. Mais, deux sites sortent du lot de par leur importance et leur diversité.
Le site de Saint Sauveur de Montagut a accueilli à partir des années 1830 tous les secteurs industriels évoqués ci-dessus ainsi qu’une centrale hydro-électrique. Plus de 10 usines ont été bâties dans le village sur un siècle, d’où, une diversité d’architecture et une diversité des acteurs où des familles locales ont côtoyé des industriels de Lyon et des groupes industriels d’importance nationale. Il a employé jusqu’à 600 ouvriers entre les deux guerres.
Le complexe des Ollières, 4 kilomètres en aval de Saint Sauveur, a une origine plus ancienne : il existe à la veille de la Révolution. Il est, dès les débuts du 19ème siècle, dominé par la famille Fougeirol qui développera un complexe quasiment sans concurrence locale pendant près de 150 ans autour de la soie : filature, moulinage, tissage et construction mécanique de moulins comme à Saint Sauveur. Ce qui a laissé un ensemble bâti conséquent.
Ces deux sites se sont développés de 1840 à 1980 dans des villages très petits à l’origine, Aussi, le bâti industriel et le bâti d’habitation sont intimement mêlés, et fait notable, notamment à Saint Sauveur les maisons de maître ne sont pas ostentatoires et sont implantées au milieu du village. Peut-être est-ce dû à l’origine protestante et
généralement modeste de la plupart des chefs d’entreprises.

Usages et pratiques

Reconversion : oui

État de conservation : Assez bon état

Localisation

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Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie

Copyright : DR

Moulinages de la soie de Pont-d'Aubenas et Pont-d'Ucel

Photos

Résumé

Première « fabrique » de soie, la manufacture royale de Pont d’Ucel, rive gauche de l’Ardèche, voulue par le célèbre mécanicien Jacques Vaucanson et par Henri Deydier, son directeur, en 1752, a servi de modèle aux moulinages ardéchois et au-delà en France et jusqu’en Espagne.

Description

Descriptif physique

Les moulinages de Tartary ont cessé un à un leur activité au cours du XXe siècle, les derniers dans les années 1980 alors qu’ils travaillaient les fils artificiels et synthétiques. Les bâtiments, conservés, sont transformés en logements ou abritent des activités commerciales. Les canaux rive gauche et rive droite (dit de Baza) sont toujours en activité et sont utilisés dans l’irrigation de nombreux jardins.

Repères historiques

Période de création
Non précisé
Période de référence
XXᵉ siècle

Siècle : Du XVIIIe au XXe siècle

Jacques Vaucanson et Henri Deydier ont en particulier inspiré les quelques quinze moulinages installés rive droite à Pont-d’Aubenas, quartier Tartary, au cours du XIXe siècle, par les descendants et alliés des familles Goudard, Ruelle et Verny, au XVIIIe siècle directeurs des manufactures royales de laine et de coton. Lieu d’innovations, d’expérimentations et de formation, mais également centre de production, la manufacture royale de soie créée au XVIIIe siècle a permis à Jacques Vaucanson de développer ses inventions, tour à filer et moulin à organsiner notamment, plus encore sans doute d’introduire une architecture intégrée des bâtiments de la filature et du moulinage et de gérer la filière soie. La manufacture royale a en effet été construite selon les plans originaux de Jacques Vaucanson de même que les machines utilisées (notamment le «moulin quarré » qui a remplacé le « moulin à la bolognaise »). On note également le souci de Vaucanson de donner à chaque poste de travail et à l’architecture intérieure des bâtiments toutes les caractéristiques pour un travail plus aisé et donc plus efficace.
Les moulinages du XIXe et du XXe siècle qui ont succédé à la manufacture royale ont amené dans le bassin albenassien le développement d’une économie considérable entraînant une organisation urbaine nouvelle du village de Pont-d’Aubenas quartier Tartary autour du canal de Baza, une installation hydraulique aux multiples éléments qui existait depuis une époque inconnue, utilisée pour les moulins à farine, à foulon par les
manufactures du XVIIIe et pour l’irrigation. Industrie principale des XIXe et XXe siècles, les moulinages ont employé une très nombreuse main-d’oeuvre féminine locale mais également, autour des années 1900-1930, issue de l’immigration : Italiens, Arméniens. Le paternalisme est alors de règle, les jeunes filles sont « confiées » par leurs parents au directeur du moulinage qui organise leur vie dès lors qu’elles sont éloignées de leur famille.

Usages et pratiques

Reconversion : oui

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Aubenas
Intercommunalité : CC du Bassin d'Aubenas

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie

Copyright : DR

Usine Murat et la vallée du Bijou

Photos

Résumé

En 1868, Georges MURAT, fils du maître bijoutier des Vosges, Charles MURAT, implante
une usine spécialisée dans la fabrication des chaînes à St-Martin de Valamas, à la
confluence de l’Eyrieux et de l’Eysse, devenu le « quartier des chaînes ».

Description

Descriptif physique

L’activité du bijou s’est étendue sur la commune du Cheylard dans plusieurs entreprises créées par la famille LEGROS. L’aventure du bijou dans les Boutières a donné naissance à « l’Arche des métiers », centre de culture scientifique, technique et industrielle, et à la Maion du bijou, vitrine du savoir-faire. 
L’entreprise louait les bâtiments à Murat jusqu’au moment où ils ont été mis en vente. La société Ardilor achète les bâtiments de l’usine et le parc situé en contrebas en 1997. Les autres immeubles, situés de l’autre côté de la rue sont achetés par la commune. En 2010 la société Ardilor qui a pris soin de conserver ce patrimoine industriel bijoutier vend les bâtiments, le matériel, le mobilier et l'outillage à la communauté de communes des Boutières qui souhaite valoriser l’histoire du bijou à Saint-Martin-de-Valamas. Un contrat liait la communauté de communes et la société qui utilisa les locaux jusqu’à la fermeture de l’entreprise. Afin de promouvoir leurs créations, deux entreprises locales, Ardilor et Créafusion située à Accons, mettent leurs compétences en commun et créent un magasin d’usine nommé « L’Atelier du bijou » en décembre 2003. Ce magasin offrait aussi la possibilité d’une visite pour découvrir les différentes techniques employées dans la fabrication des bijoux. Le nom a été conservé pour le bâtiment qui abrite une partie musée...

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine (1789 → aujourd’hui)
Période de référence
XIXᵉ siècle

L’usine Murat est à l’origine de la fabrication du bijou dans les Boutières. La maison d’origine Murat est spécialisée dans la fabrication des bijoux en doublé – le plaqué or laminé. Elle est reconnue également pour ses pommeaux de canne argentés, ses boîtes à priser, ciseaux à broder ou briquets.
Georges Murat souhaite embrasser une carrière politique en Ardèche. Il achète un ancien moulin, installe l’usine qu’il spécialise dans la fabrication des chaines. L’usine est reconnue également pour la qualité de ses boutons de manchettes. Il est maire de 1908 à 1918.
Le site compte 300 salariés vers 1914. Le travail à domicile est très développé. Un centre de formation est intégré à l’usine.Le chemin de fer est utilisé pour le service de la garantie qui se fait à Valence ; il s’agit de certifier le bijou or ou argent par l’application d’un poinçon.
L’usine est fermée en 1985. 42 salariés se trouvent sans emploi. Avec d'autres anciens salariés, une partie du personnel de Murat crée la société Ardilor le 2 septembre 1985 pour maintenir les emplois et conserver le savoir-faire au pays. Cette société, une SARL et non une SCOP comme beaucoup le croyait, a employé une vingtaine de salariés au plus fort de son activité et a travaillé en sous-traitance pour plusieurs grandes entreprises de la bijouterie française dont les bijoux Murat. Elle a cessé son activité en 2015, le 22 septembre. 

Usages et pratiques

Reconversion : oui

Commentaire reconversion :
En cours

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Saint-Martin-de-Valamas
Intercommunalité : CC Val'Eyrieux

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie ; Ribeyre Jean Claude

Moulinage Plantevin - Ecomusée du moulinage

Photos

Résumé

Le moulinage Plantevin a été un des moulinages les plus importants de l'Ardèche. Il a fonctionné jusque dans les années 2000. Il accueille aujourd'hui l'Ecomusée du moulinage et un projet d'habitat et de lieux de vie et de travail collectifs existe sur l'arrière du site.

Description

Descriptif physique

Une première fabrique est construite perpendiculaire à la rivière. Une seconde est installée en équerre, parallèle au cours d'eau. De multiples adjonctions sont faites autour de ce plan en L. Un ultime remaniement en 1950 forme un plan en L avec les premières constructions et des adjonctions en parallèle de la rivière et un deuxième corps de bâtiments en L est ajouté en retrait de la rivière, derrière le premier.
Le bâtisse la plus ancienne compte trois étages, la salle d'ouvraison est au rez-de-chaussée, les étages supérieurs sont occupés par les logements patronaux. C'est dans l'ancienne salle d'ouvraison que l'écomusée s'est installé. Cette bâtisse est publique, le reste est privé. 

Description technique

Une première fabrique est construite perpendiculaire à la rivière. Une seconde est installée en équerre, parallèle au cours d'eau. De multiples adjonctions sont faites autour de ce plan en L. Un ultime remaniement en 1950 forme un plan en L avec les premières constructions et des adjonctions en parallèle de la rivière et un deuxième corps de bâtiments en L est ajouté en retrait de la rivière, derrière le premier.
Le bâtisse la plus ancienne compte trois étages, la salle d'ouvraison est au rez-de-chaussée, les étages supérieurs sont occupés par les logements patronaux. C'est dans l'ancienne salle d'ouvraison que l'écomusée s'est installé. Cette bâtisse est publique, le reste est privé. 

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine (1789 → aujourd’hui)
Période de référence
XXᵉ siècle

Siècle : XIXe et XXe siècle

En 1815, Guilhon achète la parcelle et construit la fabrique en 1816. en 1828 Helly la loue. J.-A. Barbe l'achète en 1834 et l'agrandit. En 1855 la Sté Berjon l'achète et loue aux Plantevin. ces derniers l'achètent en 1861 et l'agrandissent. les locaux sont endommagés par une inondation en 1857, puis un incendie en 1934. Le moulinage assure le passage à la rayonne et en 1914 s'ajoute un tissage. un article de l'Illustration en 1925 indique c'est le moulinage le plus important de France. En 1988, l'écomusée du moulinage dans la partie la plus ancienne ; il se restructure pour une réouverture en 2006. Le moulinage fonctionne encore dans les années 2000. il est aujourd'hui à l'arrêt et dans l'attente d'une reconversion. 
En 1861 la fabrique vieille compte 320 tavelles et la neuve (extension Barbe) 900. 
En 1861, la fabrique emploie 6 hommes et 42 femmes. Les Plantevin ajoutent au site une boulangerie, un moulin et une chapelle, puis, en 1876, un orphelinat (60 jeunes filles de 13 à 20 ans sous l'autorité de trois religieuses en 1881). Des cordonniers et tailleurs sont notés présents sur le site à la fin du XIXe siècle. Une école ménagère est ajoutée au début du XXe siècle. En 1955, 71 personnes y travaillent ; en 1967, 113.

L'écomusée est créé pendant une interuption dans l'activité, en 1988. Il fait partie des musées et maisons thématiques du Parc.

Usages et pratiques

Reconversion : oui

Commentaire reconversion :
L'écomusée occupe le rez-de-chaussé de la bâtisse la plus ancienne. Le reste est en attente de reconversion.

État de conservation : Assez bon état

Localisation

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Commune : Chirols
Intercommunalité : CC Ardèche des Sources et Volcans

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné

Principalement : Les Maîtres du fil, Yves Morel ; extraits de conférence de Michel Riou.

Copyright : DR

Moulinage La Neuve - Marcols

Photos

Description

En 1861, H. Giraud construit la fabrique. L'activité a cessé en 1967. C'est maintenant un musée, propriété privée, géré par l'association Moulins et moulinages de la Gluyère. 

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine (1789 → aujourd’hui)
Période de référence
XXᵉ siècle

Siècle : XIXe et XXe siècle

Usages et pratiques

Reconversion : oui

Commentaire reconversion :
Musée et résidence secondaire

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Marcols-les-Eaux
Intercommunalité : CA Privas Centre Ardèche

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné

Recherches d'Yves Morel (historien) ; témoignage d'Isabelle Ferenbach (propriétaire).

Copyright : DR

Usines Fougeirol

Photos

Résumé

A partir du moulin d'origine féodale de la Cornerie, Jean Auguste Fougeirol a bâti une filature, un moulinage, reconstruit un tissage,. 

Description

Descriptif physique

Elle est impossible, car ces bâtiments s'étendent sur plus de 3 ha, et datent de toutes les époques entre 1750 et 1950.

Ancienne filature (disparue), moulinage- (vide)) barrages (en fonction) canal d'amenée (vide mais visible), tissage (entièrement reconverti), etc

Repères historiques

Période de création
Époque moderne (1492 → 1789)
Période de référence
XXᵉ siècle

Siècle : XVIII°-XX° siècles

A partir du moulin d'origine féodale de la Cornerie, Jean Auguste Fougeirol a bâti une filature, un moulinage, reconstruit un tissage,. Ses successeurs, dont l'un fut député et sénateur de l'Ardèche, ont reconstruit selon leurs besoins et ajouté un atelier de mécanique. Bombardée en 1944 l'usine à ses meilleurs moments a occupé environ 300 personnes, avec des prolongements à Chalencon et à Saint-Laurent-du Pape.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Commentaire reconversion :
?

État de conservation : Assez bon état

Localisation

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Commune : Les Ollières-sur-Eyrieux
Intercommunalité : CA Privas Centre Ardèche

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Riou Michel

Archives de l'Ardèche toutes séries modernes

Copyright : Riou Michel

moulin puis usine électrique, actuellement habitation

Résumé

Un moulin existe sur ce site depuis le 14e s., ce qui en fait le plus ancien moulin de Joyeuse, pendant un temps propriété du duc de Joyeuse. Il reste connu sous le nom de Moulin neuf. Le cadastre napoléonien montre qu'un canal passe sous le moulin. Le 10 novembre 1895, M. Laville initie le projet d'électrification de la ville. La Maison Laville aurait ainsi été la première maison de la commune à être reliée à l'électricité grâce à une nouvelle usine. En 1905, toute la commune aurait bénéficié...

Description

Descriptif physique

Selon les cartes postales anciennes, le site a un plan irrégulier. Il est composé de deux bâtiments et d'une cheminée située deux mètres à l'ouest. Le bâtiment Est a de deux niveaux et le bâtiment Ouest ne comporte qu'un rez-de-chaussée. Un escalier extérieur et droit permettait d'accéder au premier étage du premier bâtiment. Le canal passait sous la partie Est du bâtiment. L'ensemble a été rénové pour rendre les pierres apparentes. Il y a un escalier métallique en équerre extérieur pour accéder au premier étage à remplacé le précédent. Le bâtiment est couvert par des tuiles. La cheminée de brique a été arasée à hauteur du toit voisin, comporte maintenant un capuchon métallique et sert probablement de barbecue.

Repères historiques

Période de création
Non précisé
Période de référence
XIXᵉ siècle

Un moulin existe sur ce site depuis le 14e s., ce qui en fait le plus ancien moulin de Joyeuse, pendant un temps propriété du duc de Joyeuse. Il reste connu sous le nom de Moulin neuf. Le cadastre napoléonien montre qu'un canal passe sous le moulin. Le 10 novembre 1895, M. Laville initie le projet d'électrification de la ville. La Maison Laville aurait ainsi été la première maison de la commune à être reliée à l'électricité grâce à une nouvelle usine. En 1905, toute la commune aurait bénéficié d'un raccord à l'électricité, ou au moins le quartier du centre ville. L'électricité était alors gratuite. Cela permettait à chaque maison de disposer d'une lampe dans la pièce principale. À une certaine heure, probablement minuit, le service s'arrêtait. Lors des bals, deux extinctions des lumières annonçaient l'arrêt du service. L'usine est achetée par l'entreprise gardoise Grand'Combienne avant que la nationalisation des réseaux électriques. Plus tard, le site est laissé en friche plusieurs décennies. Des années 1960 aux années 1980, sur le site à l'Ouest de l'usine, un centre de vacances et centre aéré constitué de préfabriqués est installé. Il est ensuite laissé en friche avant d'être détruit entre 2013 et 2017 : il n'est pas évident que ce centre est un lien direct avec l'histoire du site. Le bâtiment de l'usine a également été restauré entre 2013 et 2017. En janvier 2014, dans le cadre de cette rénovation, la cheminée a été arasée. Un restaurant n'a pas pu être installé au rez-de-chaussée car le site est en zone inondable. L'étage est lui un appartement mis en location.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Joyeuse
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, Pinterest, Auzas, PNR, Col. Jacqueline Dumas

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

filature puis usine de maille dite maison Laville, puis Vals'maille, actuellement hôtel des Cèdres

Résumé

Ce site aurait été une filature et propriété de la famille Laville au 19e s.. Au début du 20e s., une usine de maille s'installe dans un ensemble de maisons plus anciennes (on peut la distinguer sur l'arrière-plan de cartes postales). Le site appartenait alors toujours à la famille Laville, dont Madame Laville est la dernière descendante vers 1950. La production était à la fois effectuée dans l'usine et réalisée dans les campagnes par des particuliers. On fabriquait des soutiens-gorge, culottes...

Description

Descriptif physique

Le bâtiment n'existe pas sur le cadastre napoléonien mais il apparaît sur le rénové : un grand bâtiment de plan rectangulaire régulier. Il se compose en fait de deux parties, rendues visibles par une carte postale ancienne, en arrière plan de l'usine de tanins : au Nord des sheds (quatre : huit pans) et au Sud un bâti à étages (trois étages et un comble). Aujourd'hui le bâtiment a été remanié pour devenir un Hôtel et sa structure ancienne n'est pas visible. La partie shed possède un toit plat. Un petit bâtiment large de deux balcons et portes fenêtres a été bâti à l'angle Nord-Ouest du grand bâtiment d'origine. On y trouve un garage et une voie de passage pour véhicules.

Repères historiques

Période de création
Non précisé
Période de référence
Avant notre ère

Ce site aurait été une filature et propriété de la famille Laville au 19e s.. Au début du 20e s., une usine de maille s'installe dans un ensemble de maisons plus anciennes (on peut la distinguer sur l'arrière-plan de cartes postales). Le site appartenait alors toujours à la famille Laville, dont Madame Laville est la dernière descendante vers 1950. La production était à la fois effectuée dans l'usine et réalisée dans les campagnes par des particuliers. On fabriquait des soutiens-gorge, culottes, combinaisons, pantalons en nylon et des tiges pour chaussures en cuir. L'essentiel de la production était des pantalons et tissus à destination de l'Algérie, mais il y avait aussi une boutique tenue par madame Laville qui se situait place Peyre au centre ville de Joyeuse. Vers 1950, l'usine est rachetée par le groupe Vals'maille. Madeleine Cevenier supervisait alors les ouvrières travaillant sur différentes machines (déjà employée par Madame Laville ?). Les produits restaient sensiblement les mêmes. C'est vers 1965 que le site est délocalisé sur Vals-les-Bains, sa maison-mère, peu de temps avant l'arrêt de l'activité de l'entreprise. Aujourd'hui, ce site est le lieu d'implantation de l'hôtel des Cèdres.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Joyeuse
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, PNR, Jean-Claude Saby

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

filature dit filature de la place de la Grand Font, usage actuel inconnu (logements ?)

Résumé

Le site a été une filature au 19e s.. Il a ensuite abrité une fabrique de meubles appartenant à M. Vessol. Il s'en serait aussi servi de garde-meubles....

Description

Descriptif physique

La fabrique n'est pas visible sur le cadastre napoélonien. Sur le cadastre de 1957, deux bâtiments de plan régulier rectangulaire figurent alignés et séparés par un portail et portillon encadrés par des colonnes. Une partie du bâtiment aurait été détruite. Nous ne connaissons pas l'usage de ces bâtiments qui pourraient être des logements.

Repères historiques

Période de création
Non précisé
Période de référence
XIXᵉ siècle

Le site a été une filature au 19e s.. Il a ensuite abrité une fabrique de meubles appartenant à M. Vessol. Il s'en serait aussi servi de garde-meubles.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Joyeuse
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné ; Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, PNR

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

usine à tannins dite usine de la Société Nouvelle des Tannins de l'Ardèche de Joyeuse, ou Tanins Gaulois, ou maison Allauzen, actuellement détruite et commerces, logements et cabinets notariaux

Résumé

L'usine à tannins de Joyeuse a été construite en 1910-1911 par F. Roubin qui fonde la compagnie Roubin et Compagnie, anciennement Société Nouvelle des Tannins de l'Ardèche qui comprenait déjà l'usine à tannins de Lalevade-d'Ardèche (1903). Joseph Allauzen a alors été nommé administrateur délégué. Le 11 août 1912, la commune de Labeaume émet une réclamation à l'usine de tannins pour souillure de la rivière. En 1914, le nom devient Société Anonyme des Tannins de l'Ardèche. Le 15 août 1917 l'usine ...

Description

Descriptif physique

À partir du cadastre de 1957, on sait qu'il y avait 4 bâtiments sur le site. Le bâtiment le plus important était celui de l'usine. Il se trouvait à l'Ouest du site. Il suivait un plan carré régulier. À son angle Nord-Ouest se trouvait une grande et large cheminée circulaire en brique. La couverture est divisée en quatre toits à deux versants de même largeur et recouverts de tuiles orientés Nord-Sud. 7 fenêtres se trouvent sur le toit le plus à l'Ouest. Les murs extérieurs ont été comblés en partie avec des pierres ou du ciment. Ces murs sont parfois percées par des fenêtres sur leur moitié supérieure ce qui suggère la présence d'un étage. Le quatrième toit à deux versants en partant de la gauche était moins haut que les autres sur ses deux tiers Nord. En partant de la gauche, on voit que le troisième toit à deux versants comportait une tour de 3 étages sur la moitié de sa longueur. Cette tour de pierre ou ciment était couverte de tuiles et comportait une terrasse de toit où il semblait y avoir un réservoir d'eau cylindrique. Sur sa façade Nord, elle avait 2 fenêtres au troisième étage, 1 seule aux autres étages et une porte. Sur sa façade Est se trouvait une partie en bois. Un autre petit bâtiment rectangulaire en bois se trouvait mitoyen à l'angle Sud-Ouest du grand bâtiment de l'usine. Il ne figure pas sur le cadastre rénové, mais apparait sur la photographie de 1958 et des cartes postales montrant l'usine en activité. Le stockage était essentiellement effectué en extérieur, essentiellement entre l'usine et la maison de maitre et aussi au Sud entre l'usine et la voie ferrée. Le bâtiment le plus à l'Est suit un plan en L. Il est crépi, recouvert de tuiles et comporte un rez-de-chaussée, un étage carré, un étage de combles et un sous-sol semi-enterré. Il comportait 3 cheminées. La famille Allauzen vivait dans ce bâtiment où les enfants étaient éduqués. Ce bâtiment accueille actuellement un cabinet de notaires. Les cheminées ont disparues et la route qui passait à l'Est de la maison passe désormais à l'Ouest, sur l'ancien site industriel. Le cadastre rénové indique ensuite un petit bâtiment longeant la limite de la parcelle à une vingtaine de mètres de la maison. Sur la CPA de la gare, ce bâtiment semble être un abri de plein pied ne possédant pas de murs. Le cadastre rénové indique l'existence au Nord du site d'un château d'eau carré que l'on ne voit pas sur les cartes postales.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine (1789 → aujourd’hui)
Période de référence
XXᵉ siècle

Siècle : 22

L'usine à tannins de Joyeuse a été construite en 1910-1911 par F. Roubin qui fonde la compagnie Roubin et Compagnie, anciennement Société Nouvelle des Tannins de l'Ardèche qui comprenait déjà l'usine à tannins de Lalevade-d'Ardèche (1903). Joseph Allauzen a alors été nommé administrateur délégué. Le 11 août 1912, la commune de Labeaume émet une réclamation à l'usine de tannins pour souillure de la rivière. En 1914, le nom devient Société Anonyme des Tannins de l'Ardèche. Le 15 août 1917 l'usine est provisoirement arrêtée pour redémarrer en tant que filiale de l'entreprise. La voie de chemin de fer, qui marquait l'arrêt devant l'usine, permettait d'amener du bois sur le site, mais la ligne a arrêté de fonctionner en 1925 et les rails ont été enlevés en 1930. Dans les années 1920, on retrouve l'usine dans l'entreprise nommée les Tanins Gaulois et J. Allauzen en était alors le gestionnaire des affaires, ce qui l'amène à être fortement présent à Paris. J. Allauzen vivait dans la maison présente sur le site de Joyeuse avec sa famille. En 1922, l'usine fait l'objet d'une enquête environnementale pour pollution. L'entreprise employait environ 50 ouvriers. Elle revendiquait fournir des extraits purs de châtaignier, chêne, quebracho et mimosa. Le bois était coupé en automne et hiver, puis livré écorcé et tronçonné. Elle traite essentiellement du chêne originaire du bois de Païolive et du châtaignier. On pouvait stocker jusqu'à 10000 tonnes sur le site. En 1925, 100 tonnes de bois par jours permettent de fabriquer 100 fûts d'extraits liquides de tannants, d'extraits de châtaignier ou de chêne en poudre. L'usine de Joyeuse aurait cessé son activité en 1935 pour que le groupe ne fonctionne plus qu'avec l'usine de Lalevade. Le site sert par la suite de hangar pour construire les chars du carnaval et de hangar pour la Sotra (Société des Transports Allauzen) : dès 1926-1927, J. Allauzen, parallèlement à son activité de gestionnaire, crée une ligne rapide d'autocars entre Lablachère et Montélimar que l'on retrouve ensuite implantée sur le site. Ces bus sont d'abord connue sous le nom de Cars Allauzen, puis de Société des Transports Allauzen (Sotra) dans les années 1950-1960 quand les enfants du fondateurs reprennent l'activité. La Sotra y était installée avec un dépôt, un garage et le siège social au plus tard à partir de 1958 et jusqu'à l'incendie de novembre 1988 qui détruisit les bâtiments. Seule la maison de maître n'est pas affectée par cet incident. À la place l'usine, on construit au début des années 1990 un immeuble, "les tanins", et des commerces toujours présents aujourd'hui (certains locaux sont désaffectés et parking souterrain hors usage ?). La maison de maître est aujourd'hui un cabinet notarial.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

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Commune : Joyeuse
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, cadastre.gouv, auzas.eu, Jean-Claude Saby

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche