mine dite concession minière de Saint-André-Lachamp, actuellement en friche

Résumé

Dans le secteur de Saint-André-Lachamp, des travaux de prospection ont été effectués à partir de 1861. En 1872, la Compagnie anonyme des Mines et fonderies des Rives-du-Rhône observe des minéralisations zincifères à Planzolles et Saint-André-Lachamp. Elle effectue aussi la même année une demande de concession sur les territoires des communes de Saint-André-Lachamp, Planzolles, Ribes, Joyeuse et Lablachère. En novembre 1874, la Société anonyme des Mines et fonderies des Rives-du-Rhône obtient la ...

Description

Descriptif physique

Le site est réparti sur superficie de 12,78 km2 entre les communes de Planzolles, Saint-André-Lachamp et Lablachère. L'exploitation est étalée entre les sites de Roustalou (Planzolles), village de Planzolles, lieu-dit les mines (Saint-André ; ancien lieu-dit l'Esplanel) et lieu-dit le Câble (Lablachère). Plusieurs puits d'exploration sont présents à Planzolles et Saint-André. Le site le plus important se trouve à Planzolles, au lieu-dit Roustalou. Entre 1900 et 1903 on y a construit un atelier mécanique, deux fours et une laverie. Une grande plateforme de pierre comportant des bacs de lavage et de décantation y a été bâtie. Une partie de sa surface était couverte par des bâtiments partiellement fermés et bâtis majoritairement en bois. Sur son bord Est on trouvait un four vertical circulaire dont le sommet arrivait au niveau de la dalle de plateforme (3 m de haut environ) et un four à réverbère de forme parallélépipède rectangle au Nord du four vertical. Au Nord et Nord-Ouest de la plateforme, on trouvait 5 bâtiments mitoyens construits de bois et pierre, comprenant un rez-de-chaussée et un étage large de deux fenêtres. Une cheminée se trouvait au Nord de ces bâtiments et une autre au Sud. Ces bâtiments pouvaient notamment servir de hangars. Plus en retrait à l'Ouest du site et en amont, un petit bâtiment de pierre abritait un local avec vannes de contrôle d'arrivée de l'eau. Une béalière depuis la rivière Alune permettait au site de bénéficier d'une conduite forcée pour approvisionner les machines à vapeur. Néanmoins, on ne connait pas l'organisation exacte du site, car aucun plan ne nous ait parvenus. Aujourd'hui, le site compte toujours les parties en pierre, plus ou moins altérées par la végétation, et se trouve sur le passage de plusieurs sentiers de randonnée. À Planzolles, la seconde exploitation (1900-1904) a conduit à la création d'une galerie d'exploitation au Sud du village de Planzolles, en contrebas de la mairie. On y trouvait des rails, wagonnets et un terril à l'extérieur. La galerie a été bouchée. Seul le terril est encore visible aujourd'hui. À Saint-André-Lachamp, on trouve les principales entrées de mine au hameau des Mines, anciennement l'Esplanel, et des bâtiments ayant probablement été aménagés pour loger les employés. Les entrées de mine se trouvaient en amont de la route départementale. Elles étaient encadrées avec de la pierre et comportaient des rails et wagonnets. Le long de la route, 850 m au Nord, une imposante maison de schiste suivant un plan carré régulier aurait été terminée en 1905. Elle s'élevait sur deux étages au-dessus du rez-de-chaussée, et comportait des murs percés de 2 ou 4 fenêtres rectangulaires selon les versants. Elle était recouverte de tuiles. Elle est considérée comme une caserne pour loger les ouvriers (Maurel). À environ 1 km au Sud-Est des Mines, en haut d'une colline, une grange a été agrandie en logements au début du XXe s.. L'agrandissement de plan carré régulier comprenait un étage, un rez-de-chaussée et un étage de soubassement. Les deux fenêtres se trouvaient par façade. On entrait à l'Ouest du rez-de-chaussée. À Lablachère, on trouvait le long de la D4 un petit bâtiment de plan rectangulaire régulier recouvert de tuiles. Il comprenait un étage de soubassement, un rez-de-chaussée et un étage de combles. Le terrain au Nord du bâtiment permettait de stocker le minerai qui aurait dû arriver par câble.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine (1789 → aujourd’hui)
Période de référence
XVIIᵉ siècle

Siècle : 17

Dans le secteur de Saint-André-Lachamp, des travaux de prospection ont été effectués à partir de 1861. En 1872, la Compagnie anonyme des Mines et fonderies des Rives-du-Rhône observe des minéralisations zincifères à Planzolles et Saint-André-Lachamp. Elle effectue aussi la même année une demande de concession sur les territoires des communes de Saint-André-Lachamp, Planzolles, Ribes, Joyeuse et Lablachère. En novembre 1874, la Société anonyme des Mines et fonderies des Rives-du-Rhône obtient la concession et débute l'exploitation du site. Le minerai est envoyé à l'usine de la Poype, située au lieu-dit Saint-Christ (vallée du Rhône, département de l'Isère). La compagnie est administrée par monsieur Létrange qui commence à liquider la société à partir de mars 1877, car le site était probablement pas viable pour alimenter l'usine de Saint-Christ. Cette activité s'arrête en 1878.

En août 1899, la concession de Saint-André-Lachamp est rachetée par messieurs Georges Aubrespy et Étienne Boyer pour 30.000 francs lors d'une vente aux enchères organisée par Léon Létrange. En novembre 1899, leur partenariat prend le nom de Compagnie des Mines de Saint-André-Lachamp. Les deux acheteurs en font une société anonyme au capital de 500.000 francs début 1900. Entre 1900 et 1903, au Roustalou, le long de la rivière Alune, sont bâtis un atelier de réparation mécanique, une laverie et deux fours. À l'automne 1903, l'usine et la mine de l'Esplanel peuvent fonctionner avec une cinquantaine d'ouvriers. Une grange au Sud-Est des entrées de mine de l'Esplanel a alors peut-être été agrandie pour loger des ouvriers, et, la Maison carrée, présente au Nord des entrées de galeries, était en construction (terminée en 1905) certainement pour loger des employés, plus probablement des ingénieurs. Mais, la compagnie arrête son activité en mars 1904 et est liquidée par ordre préfectorale, parce que l'activité connaissait une mauvaise administration. La Compagnie Française du zinc a réfléchi à la reprise de cette exploitation entre mars 1924 et février 1925 avant de renoncer à ce projet. Il est possible que la laverie et les fours n'aient jamais fonctionné. 

Le site est aujourd'hui en friche.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Commentaire reconversion :
Géoparc s'intéresse au site pour un projet de valorisation.

État de conservation : En ruine

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Planzolles
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, cadastre.gouv, ADA, PNR, societegeolardeche.com

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

source et embouteillage dite La Stimulante ou Léontine ou Le Coulet, localisation approximative

Résumé

L'exploitation est accordée à Védarier en 1888. Elle est levée en 1965 : la source est à l'arrêt depuis 1934. Le site n'a pas pu être localisé précisément....

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine (1789 → aujourd’hui)
Période de référence
XIXᵉ siècle

L'exploitation est accordée à Védarier en 1888. Elle est levée en 1965 : la source est à l'arrêt depuis 1934. Le site n'a pas pu être localisé précisément mais il semble qu'elle était exploitée en parallèle de la source Sainte-Thérèse voisine (plans de 1958).

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Dégradé

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Prades
Intercommunalité : CC Ardèche des Sources et Volcans

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Vigné Flore

BRGM

Copyright : © PNR des Monts d'Ardèche

source et embouteillage dite Thérèse, actuellement usage inconnu

Résumé

Védarier obtient l'autorisation d'exploitation en 1888. En 1952, 114 000 bouteilles sont remplies. L'autorisation est révoquée en 1962. L'usage actuel du site est inconnu....

Description

Descriptif physique

Le bâtiment est visible sur le cadastre rénové : il comprend un bâtiment rectangulaire et plusieurs adjonctions. D'autres petits éléments s'ajoutent sur le cadastre actuel.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine (1789 → aujourd’hui)
Période de référence
XIXᵉ siècle

Védarier obtient l'autorisation d'exploitation en 1888. Il semble exploiter dans le même temps et dans les mêmes locaux la source La Stimulante voisine (plans de 1958). En 1952, 114 000 bouteilles sont remplies. L'autorisation est révoquée en 1962. L'usage actuel du site est inconnu.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Prades
Intercommunalité : CC Ardèche des Sources et Volcans

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Vigné Flore

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv

Copyright : © PNR des Monts d'Ardèche

filature Gineste, actuellement gîtes "la filature"

Résumé

La construction a eu lieu en trois étapes, en partie inscrites dans la maison de maître, qui est appelée la "grande bastide". La première campagne peut être datée de 1641 par une inscription figurant dans une cheminée de la pièce nommée "vieille cuisine". La plus récente inscription est 1820 sur le porche d'une des portes d'entrée de la maison. L'activité de la filature a connu son apogée vers 1850 et s'est lentement terminée dans les années 1950. Elle employait jusqu'à 50 ouvrières qui pouvaien...

Description

Descriptif physique

Le site est constitué de 3 bâtiments carrés, mitoyens et alignés selon un axe est-ouest. L'alimentation en eau se faisait par des tuyaux selon le propriétaire actuel, pour alimenter des bassins de réserve et une citerne. Dans une pièce en long comportant un plancher et de la peinture à la chaux dans la maison de maître. La pièce principale devait faire environ 100 m2 et comportant notamment un étouffoir à cocons de 1,5-2 x 3-4 m. L'activité a fonctionné à la vapeur puis avec l'électricité. Le dernier étouffoir à cocons a été vendu à la mairie de Joyeuse vers 1990. Celui-ci a été stocké dans une des caves de cette mairie. La filature a été restaurée en extérieur et remaniée en intérieur pour en faire deux gites distincts. Les changements extérieurs visibles concernent l'escalier en béton qui a été détruit pour laisser placer à deux escaliers séparés, une fenêtre qui a été percée, une fenêtre a été agrandie pour en faire une porte fenêtre, et une partie du toit de la chaufferie a été transformée en terrasse. La maison de maitre a été divisée en deux, mais en extérieur cela n'est pas marqué. Des bassins de réserve d'eau sont encore présents et vont être restaurés.

Repères historiques

Période de création
Époque moderne (1492 → 1789)
Période de référence
Vᵉ siècle

Siècle : 5

La construction a eu lieu en trois étapes, en partie inscrites dans la maison de maître, qui est appelée la "grande bastide". La première campagne peut être datée de 1641 par une inscription figurant dans une cheminée de la pièce nommée "vieille cuisine". La plus récente inscription est 1820 sur le porche d'une des portes d'entrée de la maison. L'activité de la filature a connu son apogée vers 1850 et s'est lentement terminée dans les années 1950. Elle employait jusqu'à 50 ouvrières qui pouvaient loger sur place. La cheminée a disparu avant 1957. Le bâtiment de la filature a été reconverti entre 1983 et 1984 pour devenir deux gîtes. La maison de maître a été divisée en deux entre les enfants héritiers de la famille.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Commentaire reconversion :
Non

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Ribes
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, Mairie de Ribes, Michel Rouvier, PNR

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

mine de plomb argentifère et cuivre dite concession de Sablières

Résumé

En 1871, des filons de minerais (plomb argentifère, zinc, cuivre et autres métaux) sont découverts à Sablières. Des travaux ont débuté en 1873. Le décret préfectoral du 18 octobre 1874 donne le droit d'exploitation de la concession de Sablières à la Société Vaschale et Compagnie établie à Joyeuse. Des explorations ont eu lieu sur ces différentes communes, mais l'exploitation s'est exclusivement déroulée à Sablières pour du plomb argentifère et du cuivre. Joseph Vaschale de Joyeuse en est alors l...

Description

Descriptif physique

L'exploitation s'étend sur 3783 hectares répartis entre les communes de Sablières, Montselgues, Thines, Dompnac, Saint-Jean-de-Pourcharesse et Saint Mélany, mais l'exploitation prenait place à Sablières dans trois ravins. Un premier site se trouvait au quartier de la Fage. Un deuxième se trouvait sur la rive gauche du ravin de Cournis, en face de Saint-Mélany. Et, au lieu-dit Monteperrier (aujourd'hui Mont Perier), des travaux ont été menés à plusieurs reprises, notamment 1884 avec la découverte d'une veine argileuse stérile. Aucune information n'a été recueillie au sujet d'éventuels bâtiments ou vestiges.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine (1789 → aujourd’hui)
Période de référence
XVIIᵉ siècle

Siècle : 17

En 1871, des filons de minerais (plomb argentifère, zinc, cuivre et autres métaux) sont découverts à Sablières. Des travaux ont débuté en 1873. Le décret préfectoral du 18 octobre 1874 donne le droit d'exploitation de la concession de Sablières à la Société Vaschale et Compagnie établie à Joyeuse. Des explorations ont eu lieu sur ces différentes communes, mais l'exploitation s'est exclusivement déroulée à Sablières pour du plomb argentifère et du cuivre. Joseph Vaschale de Joyeuse en est alors le représentant. Entre 1873 et 1876, l'exploitation fonctionne à perte. Début 1877, les mines connaissent un arrêt de quelques mois et sont pressées par la préfecture de reprendre leur activité sous deux mois. En 1884, on ne trouve qu'une veine d'argile. En 1886, la concession est vendue à M. Baillif, notaire à Angers. Entre décembre 1892 et mars 1893, un éboulement se produit et la présence d'une importante quantité d'eau est mentionnée. Cela entraine l'arrêt de l'exploitation en octobre 1893 après une dernière tentative de recherche de veine. En 1893, il ne restait plus que 3 mineurs. Après plusieurs tentatives préfectorales pour faire redémarrer l'exploitation, le 31 mars 1902, M. Baillif est déchu de son droit d'exploitation par arrêté ministériel. Le 21 décembre 1928, la Société Générale de Transaction industrielle est choisie par l'État pour mettre la concession en amodiation. La société est amodiée par le décret du 9 août 1930 pour une période 5 ans, prévoyant une redevance à l'État d'un minimum de 1050 francs par an. Le 28 décembre 1931, la société demande la résiliation du contrat, car l'État lui demande une redevance de plus de 25000 francs. Le contrat est rompu le 30 novembre 1932.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Sablières
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

moulinage dit fabrique du Cros, actuellement habitation

Résumé

Au tout début du 19e siècle J.-F. Sautel construit la fabrique. Elle est louée à un certain Sévigné. Passée à Beaussier, elle est louée en 1858 à J.-A. Rigot. La fabrique basse a été détruite au cours de la première moitié du 20e siècle. L'EAL mentionne que le bâtiment est vidé et en friche dans les années 1980. La fabrique haute appartient aujourd'hui à des particuliers qui ont rénové le bâtiment par petites tranches depuis 2010 environ....

Description

Descriptif physique

Sur le cadastre napoléonien, un bâtiment en L, orienté grossièrement Nord/Sud et Est-Ouest et son écluse apparaissent. On peut supposer qu'il s'agissait de l'emplacement d'un moulin. La fabrique se situe dans le corps de bâtiment Est et l'autre bâtiment semble être une habitation. Une seconde fabrique est installée, dans le prolongement de la maison, vers le Nord. Le cadastre rénové ne montre plus d'installation hydraulique, et le bâtiment est réduit à un plan rectangulaire : seule la salle d'ouvraison haute subsiste et les extensions Est et Nord sont en ruines. Les rénovations actuelles portent sur ce bâtiment restant et sur les ruines de la fabrique Est, reconvertie en terrasse. La maison compte trois niveaux, dont un de combles percés d’œils-de-bœuf. La fabrique en ruines semblait comptait deux niveaux, la salle d'ouvraison et un étage supplémentaire.

Repères historiques

Période de création
Moyen Âge (476 → 1492)
Période de référence
XVᵉ siècle

Siècle : 15

Au tout début du 19e siècle J.-F. Sautel construit la fabrique. Elle est louée à un certain Sévigné. Passée à Beaussier, elle est louée en 1858 à J.-A. Rigot. La fabrique basse a été détruite au cours de la première moitié du 20e siècle. L'EAL mentionne que le bâtiment est vidé et en friche dans les années 1980. La fabrique haute appartient aujourd'hui à des particuliers qui ont rénové le bâtiment par petites tranches depuis 2010 environ.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Saint-Genest-de-Beauzon
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné ; Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, EAL, PNR

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

source et embouteillage dite Le Peschier ou du Volcan

Résumé

L'autorisation d'exploiter la source est donnée à M. Bruschet en 1867. Le BRGM note que la source possédait un embouteillage : celui-ci a été construit à proximité du domaine de Rochemure mais il n'aurait jamais était équipé de machines ; des plans précis sont néanmoins dressés. La source a un début moyen de 3.8 l/min. L'autorisation d'exploiter s'achève en 1957.
Aujourd'hui le bâtiment de la source et l'usine d'embouteillage font partie du sentier proposé par la maison du Parc, installée dans le château de Rochemure.

Description

Descriptif physique

Le bâtiment de la source a un plan carré, il est de petite taille. A l'intérieur se trouve le captage de la source. Les cartes postales anciennes montrent une source à l'air libre : couverte d'une pierre couchée, une seconde pierre verticale est percée d'un trou d'où coule la source.

Le bâtiment de l'embouteillage est de forme rectangulaire, il se situe en prolongement d'une des ailes du château de Rochemure. Une canalisation devait amener l'eau de la source jusqu'à l'usine.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine (1789 → aujourd’hui)
Période de référence
XIXᵉ siècle

L'autorisation d'exploiter la source est donnée à M. Bruschet en 1867. Le BRGM note que la source possédait un embouteillage : celui-ci a été construit à proximité du domaine de Rochemure mais il n'aurait jamais était équipé de machines ; des plans précis sont néanmoins dressés. La source a un début moyen de 3.8 l/min. L'autorisation d'exploiter s'achève en 1957.
Aujourd'hui le bâtiment de la source et l'usine d'embouteillage font partie du sentier proposé par la maison du Parc, installée dans le château de Rochemure.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Jaujac
Intercommunalité : CC Ardèche des Sources et Volcans

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Vigné Flore

Géoportail, Eaux minérales oubliées, BRGM, PNR

Copyright : © PNR des Monts d'Ardèche

filature de soie dite de Vernon et maison Chassaing, actuellement en partie détruit et habitations

Résumé

La filature a été construite vers 1845 par la famille Souchère, maçons-sculpteurs de Vernon, sur commande de la famille Vielfaure. La période d'activité de la filature aurait été de 1855 à 1885, mais sur le règlement intérieur du 5 janvier 1855 il est mentionné "nouveau règlement" ce qui témoignerait d'une activité antérieure. En 1861, il y avait 95 femmes et 2 hommes travaillant à la filature. Les hommes devaient être des contremaitres et dépanneurs. L'activité pouvait mobiliser jusqu'à 180 ouv...

Description

Descriptif physique

La filature reposait sur de grandes arches comme celle encore visible sur le bord de la maison de maitre, ce qui témoigne du fait que la filature était mitoyenne avec la maison de maitre. Les premier et deuxième étages de la filature devaient servir à l'activité de filage. Des petites cheminées tout du long de la façade sud étaient encore visibles sur la photo de 1902, alors que le bâtiment était en déconstruction. Pour ce qui est de l'alimentation en eau, aucune infrastructure n'est encore visible. Celle-ci provenait d'un lac souterrain existant au coeur de la colline de Puech, puis d'une source du haut du ruisseau de la Béradou par une canalisation en poterie. La maison de maitre attenante se trouvait entre la filature et des boutiques qui ont toutes disparues. Cette maison devait posséder au moins une quinzaine de pièces. La richesse de cette maison est aussi marquée par un porche sculpté sur la façade sud. De l'autre côté de la ruelle sur laquelle donnaient les boutiques, la maison Chassaing existe encore. Cette maison servaient de dortoirs aux ouvrières sans que l'on sache dans quelle partie du bâtiment elles étaient logées. Ce bâtiment ne possède pas d'arches de soubassement mais deux étages au-dessus et un étage de combles. Emprise au sol : maison de maitre actuelle ; maison Chassaing

Repères historiques

Période de création
Époque moderne (1492 → 1789)
Période de référence
XVIIᵉ siècle

Siècle : 17

La filature a été construite vers 1845 par la famille Souchère, maçons-sculpteurs de Vernon, sur commande de la famille Vielfaure. La période d'activité de la filature aurait été de 1855 à 1885, mais sur le règlement intérieur du 5 janvier 1855 il est mentionné "nouveau règlement" ce qui témoignerait d'une activité antérieure. En 1861, il y avait 95 femmes et 2 hommes travaillant à la filature. Les hommes devaient être des contremaitres et dépanneurs. L'activité pouvait mobiliser jusqu'à 180 ouvrières entre 1876 et 1885. Les ouvrières venaient de Rosières, Lablachère, Sanilhac, Planzolles, Rocles, Beaumont, Dompnac... Elles logeaient dans les dortoirs de la maison Chassaing. Marie-Louise Vielfaure a été mariée avec Alfred Mouraret qui a repris l'activité. Vers la fin de sa période d'existence une chapelle était en construction sur le même terrain, au nord de la maison de maître, mais n'a jamais été finalisée. En 1885, la filature est en faillite et est alors rachetée par la famille Souchère. Au début de l'activité du site, Clorinde Vielfaure, fille de propriétaire, a été envoyé avec 4 autres jeunes filles en Chine pour y apprendre la technique du métier de fileuse alors qu'elles étaient toutes jeunes. À partir de 1890, la chapelle et le bâtiment de la filature servent de carrière de pierre pour le village : elles sont progressivement détruites. Aujourd'hui, la maison de maître et la maison Chassaing sont des résidences principales ou secondaires. La maison de maître semble avoir été remaniée du côté de l'ancienne filature, afin de créer une terrasse, un préau en pierre et une piscine.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Vernon
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, PNR, Madame Allamel, Alain Genel

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

Moulinage du Pont à Laviolle

Photos

Résumé

La fabrique du pont à Laviolle est l'ultime moulinage de la vallée de la Volane. D'un style architectural traditionnel, la fabrique du pont apparait comme un exemple typique des usines à soie du XIXème siècle.

Description

Descriptif physique

De taille assez imposante avec ses 60 m de longueur sur 12 mètres de largeur, la fabrique s'élève sur deux niveaux. Au rez-de-chaussée, se trouve l'atelier sous voûte, où l'on moulinait autrefois la soie naturelle et au premier étage se trouvent les dortoirs et le logement du patron.

La fabrique était alimentée par une double prise d'eau : la première se trouve sur la Volane, la seconde sur le ruisseau de Varneyre. Les deux canaux se rejoignent une dizaine de mètres en amont du moteur hydraulique qui fonctionnait grâce à une roue à aubes. Le canal sur la Volane est toujours visible.

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine (1789 → aujourd’hui)
Période de référence
XIXᵉ siècle

Siècle : XIXème

A la veille de la Seconde Guerre Mondiale, la fabrique qui est aux mains d'Adolphe Pailhon, fils du constructeur, connait des difficultées, liées aux différentes crises de l'industrie de la soie de l'époque. Le décès précoce de ce dernier, à une quarantaine d'années, va entraîner la fermeture du site. Pendant la guerre, l'usine était à l'abandon. Elle sera occupée par la Compagnie de Francs-Tireurs Partisans Français.

Après la libération, l'usine est reprise par le maire de Laviolle, M. Toussaint-Verdèche, qui tente de relancer l'activité. Puis elle sera louée par M. Boiron, expéditeur à Vesseaux. Comme presque partout en Ardèche la fibre synthétique remplace la soie naturelle. L'atelier va alors être transféré au 1er étage, les machines travaillant la fibre synthétique étant plus légères et demandant moins d'espaces.

Ce fut l'un des moulinages les plus importants de Laviolle, avec plus d'une quarantaine d'ouvrières au plus fort de son activité.

Malgré les initiatives locales destinées à maintenir son activité, la Fabrique du Pont ferme définitivement ses portes dans les années 1960.

Aujourd'hui, propriété communale, le bâtiment sert d'entrepôt, mais aussi d'habitation.

Usages et pratiques

Reconversion : oui

Commentaire reconversion :
en partie, entrepôt communal et logements

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Laviolle
Intercommunalité : CC du Bassin d'Aubenas

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Céline BRADIC, stagiaire au Parc

scierie dite la scierie des eaux marèches, actuellement en friche et habitations, gîtes, local associatif

Résumé

Le site a été un moulin et peut-être une magnanerie avant de devenir une scierie, propriété de Gaston Dunil qui l'exploitait dans la première moitié du 20e siècle. Cette activité s'est arrêtée à la Seconde guerre mondiale et n'a pas pu reprendre après la guerre à cause de la concurrence. Le site comptait aussi des logements au-dessus de la scierie et dans deux bâtiments annexes. C'était le lieu de vie d'une famille plurigénérationnelle. Des cousins vivaient de l'autre coté de la rivière. Le pont...

Description

Descriptif physique

Les bâtiments sont faits de pierre (moellons et gros galets) et de brique et recouverts de tuiles. Ils ne dépassent pas un étage au-dessus du rez-de-chaussée. Le bâtiment le plus proche de la rivière est l'ancienne scierie. Une longue béalière, aujourd'hui remblayée, permettait d'amener de l'eau sur une roue à aubes présente sur la façade nord du bâtiment. Cette roue a été retirée il y a environ 20 ans et l'ouverture où elle se trouvait a été remblayé. On voit encore le trou carré qui portait la roue. Le bâtiment possédait un plancher, aujourd'hui remplacé par une dalle en béton supportant une terrasse (une grande partie des murs de l'étage ont été tombés) et une salle de détente vitrée l'étage, à l'extrémité sud du bâtiment. Parallèlement à ce bâtiment, 5 mètres plus haut, a été construit un bâtiment rectangulaire de gîtes en pierre. Le bâtiment le plus en amont est l'ancienne maison des propriétaires qui est petite et carrée. Elle devait posséder deux cheminées à l'étage car deux niches sont présentes dans les murs ouest. La pièce de l'étage est aujourd'hui grande et unique pour constituer une grande pièce de réunion et cuisine, mais à l'origine il y avait 4 pièces. C'est le local de l'association "Chemins faisants". Plus à l'écart au sud, se trouve un autre bâtiment de logement qui est aujourd'hui encore un bâtiment d'habitation, celui des propriétaires actuels. Un chemin de passage traversait ce site et la rivière avec un pont en pierre et rails de chemin de fer au sud de la scierie. Ce pont a été emporté par la crue de 1992 et remplacé par une passerelle privée en bois qui permet aux propriétaires d'accéder à leur compteur d'eau de l'autre coté de la rivière.

Repères historiques

Période de création
Non précisé
Période de référence
Avant notre ère

Le site a été un moulin et peut-être une magnanerie avant de devenir une scierie, propriété de Gaston Dunil qui l'exploitait dans la première moitié du 20e siècle. Cette activité s'est arrêtée à la Seconde guerre mondiale et n'a pas pu reprendre après la guerre à cause de la concurrence. Le site comptait aussi des logements au-dessus de la scierie et dans deux bâtiments annexes. C'était le lieu de vie d'une famille plurigénérationnelle. Des cousins vivaient de l'autre coté de la rivière. Le pont présent entre les deux rives permettaient aux enfants d'être éduqués par les grands-parents dans la maison de ces derniers. Sur le site même, des logements se trouvaient dans les deux bâtiments annexes et à l'étage de la scierie. À la fermeture de la scierie, les 4-5 personnes travaillant à la scierie sont parties travailler aux mines de charbon d'Ales. Les toits ont alors été incendiés pour ne pas payer d'impôt foncier. Le site était connu par les anciens sous le terme de seyte qui signifie scierie en patois. Il y a environ 20 ans, le site est réinvesti : les propriétaires construisent un nouveau bâtiment au centre du site pour en faire de gîtes, restaurent la maison la plus à l'écart pour leur propre logement et installent le local associatif de l'association "Chemins faisants" dans l'ancienne maison des propriétaires.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Non concerné

Localisation

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Commune : Beaumont
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, PNR

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche