Usine Murat et la vallée du Bijou

Photos

Résumé

En 1868, Georges MURAT, fils du maître bijoutier des Vosges, Charles MURAT, implante
une usine spécialisée dans la fabrication des chaînes à St-Martin de Valamas, à la
confluence de l’Eyrieux et de l’Eysse, devenu le « quartier des chaînes ».

Description

Descriptif physique

L’activité du bijou s’est étendue sur la commune du Cheylard dans plusieurs entreprises créées par la famille LEGROS. L’aventure du bijou dans les Boutières a donné naissance à « l’Arche des métiers », centre de culture scientifique, technique et industrielle, et à la Maion du bijou, vitrine du savoir-faire. 
L’entreprise louait les bâtiments à Murat jusqu’au moment où ils ont été mis en vente. La société Ardilor achète les bâtiments de l’usine et le parc situé en contrebas en 1997. Les autres immeubles, situés de l’autre côté de la rue sont achetés par la commune. En 2010 la société Ardilor qui a pris soin de conserver ce patrimoine industriel bijoutier vend les bâtiments, le matériel, le mobilier et l'outillage à la communauté de communes des Boutières qui souhaite valoriser l’histoire du bijou à Saint-Martin-de-Valamas. Un contrat liait la communauté de communes et la société qui utilisa les locaux jusqu’à la fermeture de l’entreprise. Afin de promouvoir leurs créations, deux entreprises locales, Ardilor et Créafusion située à Accons, mettent leurs compétences en commun et créent un magasin d’usine nommé « L’Atelier du bijou » en décembre 2003. Ce magasin offrait aussi la possibilité d’une visite pour découvrir les différentes techniques employées dans la fabrication des bijoux. Le nom a été conservé pour le bâtiment qui abrite une partie musée...

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine (1789 → aujourd’hui)
Période de référence
XIXᵉ siècle

L’usine Murat est à l’origine de la fabrication du bijou dans les Boutières. La maison d’origine Murat est spécialisée dans la fabrication des bijoux en doublé – le plaqué or laminé. Elle est reconnue également pour ses pommeaux de canne argentés, ses boîtes à priser, ciseaux à broder ou briquets.
Georges Murat souhaite embrasser une carrière politique en Ardèche. Il achète un ancien moulin, installe l’usine qu’il spécialise dans la fabrication des chaines. L’usine est reconnue également pour la qualité de ses boutons de manchettes. Il est maire de 1908 à 1918.
Le site compte 300 salariés vers 1914. Le travail à domicile est très développé. Un centre de formation est intégré à l’usine.Le chemin de fer est utilisé pour le service de la garantie qui se fait à Valence ; il s’agit de certifier le bijou or ou argent par l’application d’un poinçon.
L’usine est fermée en 1985. 42 salariés se trouvent sans emploi. Avec d'autres anciens salariés, une partie du personnel de Murat crée la société Ardilor le 2 septembre 1985 pour maintenir les emplois et conserver le savoir-faire au pays. Cette société, une SARL et non une SCOP comme beaucoup le croyait, a employé une vingtaine de salariés au plus fort de son activité et a travaillé en sous-traitance pour plusieurs grandes entreprises de la bijouterie française dont les bijoux Murat. Elle a cessé son activité en 2015, le 22 septembre. 

Usages et pratiques

Reconversion : oui

Commentaire reconversion :
En cours

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Saint-Martin-de-Valamas
Intercommunalité : CC Val'Eyrieux

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie ; Ribeyre Jean Claude

Moulinage Plantevin - Ecomusée du moulinage

Photos

Résumé

Le moulinage Plantevin a été un des moulinages les plus importants de l'Ardèche. Il a fonctionné jusque dans les années 2000. Il accueille aujourd'hui l'Ecomusée du moulinage et un projet d'habitat et de lieux de vie et de travail collectifs existe sur l'arrière du site.

Description

Descriptif physique

Une première fabrique est construite perpendiculaire à la rivière. Une seconde est installée en équerre, parallèle au cours d'eau. De multiples adjonctions sont faites autour de ce plan en L. Un ultime remaniement en 1950 forme un plan en L avec les premières constructions et des adjonctions en parallèle de la rivière et un deuxième corps de bâtiments en L est ajouté en retrait de la rivière, derrière le premier.
Le bâtisse la plus ancienne compte trois étages, la salle d'ouvraison est au rez-de-chaussée, les étages supérieurs sont occupés par les logements patronaux. C'est dans l'ancienne salle d'ouvraison que l'écomusée s'est installé. Cette bâtisse est publique, le reste est privé. 

Description technique

Une première fabrique est construite perpendiculaire à la rivière. Une seconde est installée en équerre, parallèle au cours d'eau. De multiples adjonctions sont faites autour de ce plan en L. Un ultime remaniement en 1950 forme un plan en L avec les premières constructions et des adjonctions en parallèle de la rivière et un deuxième corps de bâtiments en L est ajouté en retrait de la rivière, derrière le premier.
Le bâtisse la plus ancienne compte trois étages, la salle d'ouvraison est au rez-de-chaussée, les étages supérieurs sont occupés par les logements patronaux. C'est dans l'ancienne salle d'ouvraison que l'écomusée s'est installé. Cette bâtisse est publique, le reste est privé. 

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine (1789 → aujourd’hui)
Période de référence
XXᵉ siècle

Siècle : XIXe et XXe siècle

En 1815, Guilhon achète la parcelle et construit la fabrique en 1816. en 1828 Helly la loue. J.-A. Barbe l'achète en 1834 et l'agrandit. En 1855 la Sté Berjon l'achète et loue aux Plantevin. ces derniers l'achètent en 1861 et l'agrandissent. les locaux sont endommagés par une inondation en 1857, puis un incendie en 1934. Le moulinage assure le passage à la rayonne et en 1914 s'ajoute un tissage. un article de l'Illustration en 1925 indique c'est le moulinage le plus important de France. En 1988, l'écomusée du moulinage dans la partie la plus ancienne ; il se restructure pour une réouverture en 2006. Le moulinage fonctionne encore dans les années 2000. il est aujourd'hui à l'arrêt et dans l'attente d'une reconversion. 
En 1861 la fabrique vieille compte 320 tavelles et la neuve (extension Barbe) 900. 
En 1861, la fabrique emploie 6 hommes et 42 femmes. Les Plantevin ajoutent au site une boulangerie, un moulin et une chapelle, puis, en 1876, un orphelinat (60 jeunes filles de 13 à 20 ans sous l'autorité de trois religieuses en 1881). Des cordonniers et tailleurs sont notés présents sur le site à la fin du XIXe siècle. Une école ménagère est ajoutée au début du XXe siècle. En 1955, 71 personnes y travaillent ; en 1967, 113.

L'écomusée est créé pendant une interuption dans l'activité, en 1988. Il fait partie des musées et maisons thématiques du Parc.

Usages et pratiques

Reconversion : oui

Commentaire reconversion :
L'écomusée occupe le rez-de-chaussé de la bâtisse la plus ancienne. Le reste est en attente de reconversion.

État de conservation : Assez bon état

Localisation

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Commune : Chirols
Intercommunalité : CC Ardèche des Sources et Volcans

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné

Principalement : Les Maîtres du fil, Yves Morel ; extraits de conférence de Michel Riou.

Copyright : DR

Station thermale de Vals-les-Bains

Photos

Résumé

La station thermale de Vals-les-Bains, qui se double d’une unité de production d’eau de
table, a pour origine l’exploitation d’une eau minérale gazeuse naturelle. Lancée par la
maréchale d’Ornano, sa renommée est allée jusqu’à Versailles.

Description

Descriptif physique

Vals-les-Bains est toujours une station thermale renommée et un lieu de villégiature apprécié et les eaux de Vals sont commercialisées partout en France.

Repères historiques

Période de création
Non précisé
Période de référence
XIXᵉ siècle

Ce n’est que vers la fin du XIXe siècle que ses sources furent remises en honneur et qu’elle fit l’objet d’un développement industriel à partir de 1845.

Vals était depuis longtemps une cité industrielle avec des tanneries, papeterie, moulin à foulon et a connu la transformation des moulins à farine en moulinages de soie. Il y en avait 21, occupant 1200 ouvriers au milieu du XIXe siècle. C’est  le déclin de cette production, dû à la maladie du ver à soie, qui a conduit la famille Gallimard à valoriser industriellement l’eau de Vals.

Il s’est de ce fait créé un ensemble remarquable car il associe l’activité de soin et l’activité industrielle d’embouteillage. On y retrouve ainsi l’établissement thermal et l’usine de production, mais aussi tous les aménagements traditionnels d’une ville thermale : parcs, théâtre, casino, hôtels, villas particulières. Les eaux de Vals sont en outre à l’origine de la création dans la ville voisine de Labégude d’une verrerie toujours en activité.

Les bâtiments les plus représentatifs sont :

  • l’établissement thermal créé en 1845 dont la dernière modernisation date de 2005,
  • le casino, initialement conçu par les architectes Besset et Longueville dans le style Louis XIII, qui a subi plusieurs rénovations. Celle de 1928 est de style moderniste et, entre 1980 et 1985, la toiture à la Mansart a été remplacée par un toit en terrasse.
  • le théâtre à l’italienne de 600 places, accolé au casino date des années 1920.
  • le château de la Châtaigneraie, appelé aussi Château Clément, du nom du directeur de la Société des Eaux de Vals qui le fit construire à partir de 1869.

Usages et pratiques

Reconversion : oui

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Vals-les-Bains
Intercommunalité : CC du Bassin d'Aubenas

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie

Copyright : DR

Mines de plomb de Largentière

Photos

Résumé

Un gisement métallifère de piémont cévenol au bord de la « Ligne », connu au Moyen-Âge, dès le Xe siècle, donne naissance à des mines d’argent à l’origine de l’implantation de la ville de Largentière, et qui lui laisseront son nom.

Description

Descriptif physique

Il subsiste des éléments bâtis très anciens : le château de Largentière, en particulier son donjon central du XIIe siècle, né de l’exploitation médiévale. La trace d’une entrée de galerie XIXe est visible au nord de la ville.
L’essentiel des travaux réalisés au XXe siècle par Peñarroya n’est plus accessible : 80% des travaux sont ennoyés, les entrées ont été soigneusement murées. Une entrée demeure visible sur la vieille route de Chassiers. Reste une grande partie des installations de surface : l’imposante tour en béton, haute de 47 m, du puits de Montredon, entourée des bâtiments du broyage, de la laverie, des ateliers,… Ces bâtiments industriels caractéristiques constituent un ensemble, dont l’entretien minimal accuse les 50 ans. Subsistent aussi une partie des immeubles d’habitation collectifs et au sud du Mas du Bosc, au lieu-dit le Colombier, la digue bien visible du dépôt des stériles et son ancien lac de décantation, recouvert aujourd’hui sur 24 hectares par les panneaux d’une centrale photovoltaïque.
Et bien sûr la mémoire, partagée par les anciens mineurs et par nombre d’habitants, de cette période intense d’activité qu’a apportée la mine Peñarroya durant les années 1960 à 1980…

Repères historiques

Période de création
Non précisé
Période de référence
XXᵉ siècle

Siècle : Du Moyen-Âge à 1983

Au Moyen-Âge, ces mines sont assez importantes pour autoriser les évêques de Viviers à battre monnaie, et pour être à l’origine de plusieurs conflits avec les puissants comtes de Toulouse. L’exploitation parait cesser vers la fin du XIVe siècle. Subsistent longtemps d’importantes « haldes », visibles sur d’anciennes photos.
L’expansion industrielle du XIXe suscite de nouvelles recherches, ainsi qu’une brève reprise de l’exploitation de plomb et argent entre 1875 et 1883.
Une exploitation contemporaine, précédée par une campagne de prospection méthodique sur un vaste territoire, débute après réalisation à partir de 1961 des travaux d’infrastructure nécessaires par la société Peñarroya. Cette exploitation très industrielle concerne l’ensemble des métaux du gisement. Elle mobilise d’importants moyens, emploie directement plusieurs centaines de personnes et sollicite la sous-traitance durant plus de 20 ans, avant l’arrêt d’exploitation. Celui-ci survient en 1983, après un conflit de plus de 6 mois, suivi d’une mise en sécurité des installations. Au total 361000 tonnes de plomb, 69000 de zinc, 770 d’argent ont été extraites du sous-sol des communes de Chassiers, Montréal et Largentière.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Assez bon état

Localisation

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Commune : Largentière
Intercommunalité : CC Val de Ligne

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie

Moulinage La Neuve - Marcols

Photos

Description

En 1861, H. Giraud construit la fabrique. L'activité a cessé en 1967. C'est maintenant un musée, propriété privée, géré par l'association Moulins et moulinages de la Gluyère. 

Repères historiques

Période de création
Époque contemporaine (1789 → aujourd’hui)
Période de référence
XXᵉ siècle

Siècle : XIXe et XXe siècle

Usages et pratiques

Reconversion : oui

Commentaire reconversion :
Musée et résidence secondaire

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Marcols-les-Eaux
Intercommunalité : CA Privas Centre Ardèche

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Flore Vigné

Recherches d'Yves Morel (historien) ; témoignage d'Isabelle Ferenbach (propriétaire).

Copyright : DR

Moulinages de la soie de Pont-d'Aubenas et Pont-d'Ucel

Photos

Résumé

Première « fabrique » de soie, la manufacture royale de Pont d’Ucel, rive gauche de l’Ardèche, voulue par le célèbre mécanicien Jacques Vaucanson et par Henri Deydier, son directeur, en 1752, a servi de modèle aux moulinages ardéchois et au-delà en France et jusqu’en Espagne.

Description

Descriptif physique

Les moulinages de Tartary ont cessé un à un leur activité au cours du XXe siècle, les derniers dans les années 1980 alors qu’ils travaillaient les fils artificiels et synthétiques. Les bâtiments, conservés, sont transformés en logements ou abritent des activités commerciales. Les canaux rive gauche et rive droite (dit de Baza) sont toujours en activité et sont utilisés dans l’irrigation de nombreux jardins.

Repères historiques

Période de création
Non précisé
Période de référence
XXᵉ siècle

Siècle : Du XVIIIe au XXe siècle

Jacques Vaucanson et Henri Deydier ont en particulier inspiré les quelques quinze moulinages installés rive droite à Pont-d’Aubenas, quartier Tartary, au cours du XIXe siècle, par les descendants et alliés des familles Goudard, Ruelle et Verny, au XVIIIe siècle directeurs des manufactures royales de laine et de coton. Lieu d’innovations, d’expérimentations et de formation, mais également centre de production, la manufacture royale de soie créée au XVIIIe siècle a permis à Jacques Vaucanson de développer ses inventions, tour à filer et moulin à organsiner notamment, plus encore sans doute d’introduire une architecture intégrée des bâtiments de la filature et du moulinage et de gérer la filière soie. La manufacture royale a en effet été construite selon les plans originaux de Jacques Vaucanson de même que les machines utilisées (notamment le «moulin quarré » qui a remplacé le « moulin à la bolognaise »). On note également le souci de Vaucanson de donner à chaque poste de travail et à l’architecture intérieure des bâtiments toutes les caractéristiques pour un travail plus aisé et donc plus efficace.
Les moulinages du XIXe et du XXe siècle qui ont succédé à la manufacture royale ont amené dans le bassin albenassien le développement d’une économie considérable entraînant une organisation urbaine nouvelle du village de Pont-d’Aubenas quartier Tartary autour du canal de Baza, une installation hydraulique aux multiples éléments qui existait depuis une époque inconnue, utilisée pour les moulins à farine, à foulon par les
manufactures du XVIIIe et pour l’irrigation. Industrie principale des XIXe et XXe siècles, les moulinages ont employé une très nombreuse main-d’oeuvre féminine locale mais également, autour des années 1900-1930, issue de l’immigration : Italiens, Arméniens. Le paternalisme est alors de règle, les jeunes filles sont « confiées » par leurs parents au directeur du moulinage qui organise leur vie dès lors qu’elles sont éloignées de leur famille.

Usages et pratiques

Reconversion : oui

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Aubenas
Intercommunalité : CC du Bassin d'Aubenas

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Textes et photographies des panneaux de l'exposition Ardèche, Terre d'industrie

Copyright : DR

Usines Fougeirol

Photos

Résumé

A partir du moulin d'origine féodale de la Cornerie, Jean Auguste Fougeirol a bâti une filature, un moulinage, reconstruit un tissage,. 

Description

Descriptif physique

Elle est impossible, car ces bâtiments s'étendent sur plus de 3 ha, et datent de toutes les époques entre 1750 et 1950.

Ancienne filature (disparue), moulinage- (vide)) barrages (en fonction) canal d'amenée (vide mais visible), tissage (entièrement reconverti), etc

Repères historiques

Période de création
Époque moderne (1492 → 1789)
Période de référence
XXᵉ siècle

Siècle : XVIII°-XX° siècles

A partir du moulin d'origine féodale de la Cornerie, Jean Auguste Fougeirol a bâti une filature, un moulinage, reconstruit un tissage,. Ses successeurs, dont l'un fut député et sénateur de l'Ardèche, ont reconstruit selon leurs besoins et ajouté un atelier de mécanique. Bombardée en 1944 l'usine à ses meilleurs moments a occupé environ 300 personnes, avec des prolongements à Chalencon et à Saint-Laurent-du Pape.

Usages et pratiques

Reconversion : non

Commentaire reconversion :
?

État de conservation : Assez bon état

Localisation

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Commune : Les Ollières-sur-Eyrieux
Intercommunalité : CA Privas Centre Ardèche

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Riou Michel

Archives de l'Ardèche toutes séries modernes

Copyright : Riou Michel

minoterie dite moulin de Paris et minoterie d'Auzon, puis moulin de Latourre actuellement logements et hangar

Résumé

Un bâtiment est visible sur le cadastre napoléonien, ainsi qu'un canal. Le site pouvait alors déjà être un moulin. À la fin de son existence le site est connu sous le nom de moulin de Latourre du nom de son propriétaire Louis Latourre. Vers 1941-1942, L. Latourre cesse à la fois l'activité de minoterie et d'épicerie qu'il exerçait sur le site. La minoterie devait fonctionner grâce à une écluse qui apparaît à côté des bâtiments sur le cadastre de 1960. Sur le cadastre rénové on trouve également u...

Description

Descriptif physique

Sur le cadastre rénové, le site est en deux parties principales, avec deux bâtiments supplémentaires en-dehors de ce plan, une écluse et un canal. La minoterie est le bâtiment situé le plus à l'Est, le long du ruisseau, c'est le plus imposant. Il suit un plan en L avec une courte aile. Il s'élève sur deux étages de soubassement, deux étages carrés et un étage de combles. Sur les cartes postales anciennes, on peut voir que l'élévation de la façade Est n'est pas en travées : les étages supérieurs comptent neuf fenêtres et œils-de-bœuf, alors que les étapes de soubassement n'en ont que 6. Sa façade Nord donne sur la rue, sa façade Sud comporte un balcon à balustrade de pierre et communiquant avec la maison par 3 portes-fenêtres. Le bâtiment était crépi, comportait des faux-semblants sur les arêtes et tours de fenêtre et était recouvert de tuiles. L'épicerie se trouvait au premier étage et la minoterie dans les soubassements. Il est possible qu'au second étage se trouvait le logement des propriétaires. Aujourd'hui ce sont des appartements. L'aile ouest a été modifiée et comportement maintenant une terrasse de toit fermée par des balustrades identiques à celles du balcon (deuxième moitié du 20e siècle). À une dizaine de mètres au Sud du précédent bâtiment, un bâtiment d'une vingtaine de mètres de long et étroit existait au milieu du 20e s. (stockage ?). Ce bâtiment a aujourd'hui disparu. Un canal d'environ 500 mètres alimentait le site. On distingue également un réservoir et une écluse à l'Ouest du site. Ces installations hydrauliques ont disparus aujourd'hui. Plus à l'Ouest, séparé du bâtiment principal par un portail, on peut distinguer trois bâtiments mitoyens, de taille plus modestes. Ils sont alignés sur la rue. Ils sont de taille variables, tous non crépis et bâtis en pierres. Ils s'élèvent sur un rez-de-chaussée et un étage et sont ouverts de 3 fenêtres. Aujourd'hui ce sont des logements. De l'autre côté de la rue par rapport à ces trois bâtiments, un grand bâtiment de plan rectangulaire régulier (10x49 m) apparaît sur le cadastre rénové. Aucune photo d'époque n'existe. Les murs de pierre et frontispice en tuiles semblent être d'époque. Une grande porte se trouve sur la façade Sud. Il semblerait qu'il y ait eu des 3 ouvertures sur la façade Est. Par source orale, on sait qu'il était recouvert par un toit provenant de la mine de Saint-André-Lachamp jusqu'à ce que la toiture soit rénovée par les Coopératives agricoles au milieu du XXe s.. Ce bâtiment est aujourd'hui un hangar pour le BTP.

Repères historiques

Période de création
Non précisé
Période de référence
XIXᵉ siècle

Un bâtiment est visible sur le cadastre napoléonien, ainsi qu'un canal. Le site pouvait alors déjà être un moulin. À la fin de son existence le site est connu sous le nom de moulin de Latourre du nom de son propriétaire Louis Latourre. Vers 1941-1942, L. Latourre cesse à la fois l'activité de minoterie et d'épicerie qu'il exerçait sur le site. La minoterie devait fonctionner grâce à une écluse qui apparaît à côté des bâtiments sur le cadastre de 1960. Sur le cadastre rénové on trouve également un grand bâtiment de l'autre côté de la route par rapport au site. Ce bâtiment servait alors de hangar et de garage à aux activités du site. La minoterie de Louis Latourre était la seule de la région à produire de la farine à partir d'orge perlé à échelle industrielle, si bien qu'elle était renommée pour cela. Une dizaine d'employés, dont un ou deux chauffeurs travaillaient sur le site. Le hangar a été racheté au milieu du 20e s. par les Coopératives agricoles (ancien nom de Gammvert) pour en faire un entrepôt avant d'être revendu dans les années 1970 à Latourre Bâtiment & T.P. (pas de lien familial avec Louis Latourre) qui s'en sert de hangar. L'ancienne minoterie abrite maintenant des appartements.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Joyeuse
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, PNR, Page Facebook Joyeuse (Ardèche)

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

moulin puis usine électrique, actuellement habitation

Résumé

Un moulin existe sur ce site depuis le 14e s., ce qui en fait le plus ancien moulin de Joyeuse, pendant un temps propriété du duc de Joyeuse. Il reste connu sous le nom de Moulin neuf. Le cadastre napoléonien montre qu'un canal passe sous le moulin. Le 10 novembre 1895, M. Laville initie le projet d'électrification de la ville. La Maison Laville aurait ainsi été la première maison de la commune à être reliée à l'électricité grâce à une nouvelle usine. En 1905, toute la commune aurait bénéficié...

Description

Descriptif physique

Selon les cartes postales anciennes, le site a un plan irrégulier. Il est composé de deux bâtiments et d'une cheminée située deux mètres à l'ouest. Le bâtiment Est a de deux niveaux et le bâtiment Ouest ne comporte qu'un rez-de-chaussée. Un escalier extérieur et droit permettait d'accéder au premier étage du premier bâtiment. Le canal passait sous la partie Est du bâtiment. L'ensemble a été rénové pour rendre les pierres apparentes. Il y a un escalier métallique en équerre extérieur pour accéder au premier étage à remplacé le précédent. Le bâtiment est couvert par des tuiles. La cheminée de brique a été arasée à hauteur du toit voisin, comporte maintenant un capuchon métallique et sert probablement de barbecue.

Repères historiques

Période de création
Non précisé
Période de référence
XIXᵉ siècle

Un moulin existe sur ce site depuis le 14e s., ce qui en fait le plus ancien moulin de Joyeuse, pendant un temps propriété du duc de Joyeuse. Il reste connu sous le nom de Moulin neuf. Le cadastre napoléonien montre qu'un canal passe sous le moulin. Le 10 novembre 1895, M. Laville initie le projet d'électrification de la ville. La Maison Laville aurait ainsi été la première maison de la commune à être reliée à l'électricité grâce à une nouvelle usine. En 1905, toute la commune aurait bénéficié d'un raccord à l'électricité, ou au moins le quartier du centre ville. L'électricité était alors gratuite. Cela permettait à chaque maison de disposer d'une lampe dans la pièce principale. À une certaine heure, probablement minuit, le service s'arrêtait. Lors des bals, deux extinctions des lumières annonçaient l'arrêt du service. L'usine est achetée par l'entreprise gardoise Grand'Combienne avant que la nationalisation des réseaux électriques. Plus tard, le site est laissé en friche plusieurs décennies. Des années 1960 aux années 1980, sur le site à l'Ouest de l'usine, un centre de vacances et centre aéré constitué de préfabriqués est installé. Il est ensuite laissé en friche avant d'être détruit entre 2013 et 2017 : il n'est pas évident que ce centre est un lien direct avec l'histoire du site. Le bâtiment de l'usine a également été restauré entre 2013 et 2017. En janvier 2014, dans le cadre de cette rénovation, la cheminée a été arasée. Un restaurant n'a pas pu être installé au rez-de-chaussée car le site est en zone inondable. L'étage est lui un appartement mis en location.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

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Commune : Joyeuse
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, Pinterest, Auzas, PNR, Col. Jacqueline Dumas

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche

filature puis usine de maille dite maison Laville, puis Vals'maille, actuellement hôtel des Cèdres

Résumé

Ce site aurait été une filature et propriété de la famille Laville au 19e s.. Au début du 20e s., une usine de maille s'installe dans un ensemble de maisons plus anciennes (on peut la distinguer sur l'arrière-plan de cartes postales). Le site appartenait alors toujours à la famille Laville, dont Madame Laville est la dernière descendante vers 1950. La production était à la fois effectuée dans l'usine et réalisée dans les campagnes par des particuliers. On fabriquait des soutiens-gorge, culottes...

Description

Descriptif physique

Le bâtiment n'existe pas sur le cadastre napoléonien mais il apparaît sur le rénové : un grand bâtiment de plan rectangulaire régulier. Il se compose en fait de deux parties, rendues visibles par une carte postale ancienne, en arrière plan de l'usine de tanins : au Nord des sheds (quatre : huit pans) et au Sud un bâti à étages (trois étages et un comble). Aujourd'hui le bâtiment a été remanié pour devenir un Hôtel et sa structure ancienne n'est pas visible. La partie shed possède un toit plat. Un petit bâtiment large de deux balcons et portes fenêtres a été bâti à l'angle Nord-Ouest du grand bâtiment d'origine. On y trouve un garage et une voie de passage pour véhicules.

Repères historiques

Période de création
Non précisé
Période de référence
Avant notre ère

Ce site aurait été une filature et propriété de la famille Laville au 19e s.. Au début du 20e s., une usine de maille s'installe dans un ensemble de maisons plus anciennes (on peut la distinguer sur l'arrière-plan de cartes postales). Le site appartenait alors toujours à la famille Laville, dont Madame Laville est la dernière descendante vers 1950. La production était à la fois effectuée dans l'usine et réalisée dans les campagnes par des particuliers. On fabriquait des soutiens-gorge, culottes, combinaisons, pantalons en nylon et des tiges pour chaussures en cuir. L'essentiel de la production était des pantalons et tissus à destination de l'Algérie, mais il y avait aussi une boutique tenue par madame Laville qui se situait place Peyre au centre ville de Joyeuse. Vers 1950, l'usine est rachetée par le groupe Vals'maille. Madeleine Cevenier supervisait alors les ouvrières travaillant sur différentes machines (déjà employée par Madame Laville ?). Les produits restaient sensiblement les mêmes. C'est vers 1965 que le site est délocalisé sur Vals-les-Bains, sa maison-mère, peu de temps avant l'arrêt de l'activité de l'entreprise. Aujourd'hui, ce site est le lieu d'implantation de l'hôtel des Cèdres.

Usages et pratiques

Reconversion : non

État de conservation : Bon état

Localisation

Carte en cours de chargement…
Commune : Joyeuse
Intercommunalité : CC du Pays Beaume-Drobie

Sources et liens

Fiche atelier patrimoine : Adrien Vinson

Géoportail, ADA, Cadastre.gouv, PNR, Jean-Claude Saby

Copyright : PNR des Monts d'Ardèche